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 Trouble is a friend of mine - Caleb

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Daytona Triplett

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MessageSujet: Trouble is a friend of mine - Caleb   Sam 16 Mai - 1:29

”Eh, tu m’écoutes quand j’te parle, poufiasse !?”
Certainement pas une manière de s’adresser à une dame. Certes, il ne s’agissait pas de la femme la plus raffinée qu’il soit, après tout, voilà qu’elle dressait, pour toute réponse, son majeur, lui adressant un délicat doigt d’honneur. Enragé, le dénommé Bill fit sans doute le geste de trop quand il chercha à la retenir en la saisissant par l’avant-bras. La réaction fut immédiate, instinctive, et d’ici, Daytona cru même percevoir le sifflement admiratif que son mari avait tendance à lâcher lorsqu’il la voyait en action : elle venait d’envoyer son poing dans les dents de ce Bill Prescott, le laissant presque sur le cul, la narine droite laissant échapper un filet de sang.

Un peu moins de vingt minutes plus tôt…
Caleb travaillait un peu plus loin, sur l’une des voitures que le père de Daytona lui avait laissées, après sa mort. Son héritage, en quelques sortes, se composait de quelques voitures, en plus ou moins bon état, et d’une grande maison laissée à l’abandon où la nature semblait reprendre ses droits, par endroits. Day, quant à elle, s’occupait de laver leur voiture celle qui les avait suivis dans la plupart de leurs aventures et qui avait sillonné presque tout le continent. Une superbe Shelby gt 500 de 1967, à la peinture métallisée, vert de gris, plutôt rare. Une merveille. Si Cal était son premier coup de foudre, cette voiture avait été son second. C’était même plus qu’une voiture, c’était leur bébé, à tous les deux.
Le soleil tapait dur quand un véhicule vint de garer dans leur cour, d’où sortit le dénommé Bill Prescott. Boule à zéro, barbichette, torse nu et un sourire satisfait aux lèvres, la radio crachant de la musique à fond, par ses fenêtres ouvertes. Les ennuis, ça puait les ennuis. Et tandis qu’elle posait ses poings sur ses hanches, en observant l’arriviste se diriger vers elle, elle ne manqua pas de remarquer le fait qu’il lui coula un regard de haut en bas, avant de bien vouloir s’intéresser à ses yeux… l’espace de quelques secondes en tout cas. Au final, le fait qu’il lui coule des regards lubriques sans aucune retenue, elle aurait pu laisser passer, elle y était habituée, maintenant, et elle adorait voir les sourcils de Cal se froncer et ses mâchoires se serrer de jalousie. Mais ce qu’elle ne tolérait pas, c’était qu’on la prenne pour une conne.
Et Bill Prescott la prenait bien pour une conne.
Soi-disant une vieille connaissance à son père – mais Day’ était incapable de remettre son visage – et avec qui son père avait contracté une dette, quand son petit garage a coulé. Et voilà qu’il arrivait en conquérant, se permettant de réclamer un remboursement. Et pire même, ce salopard exigeait de récupérer les intérêts, non sans émettre des sous-entendus pervers à peine voilé.
Daytona lui avait d’abord ri au nez, mais les bras croisés sur sa poitrine, elle lui avait bien fait comprendre qu’il n’obtiendrait pas un centime d’elle.

« Quant à ce qui est de me baiser, désolée, mais j’fais pas dans la charité. Maintenant, tu prends ta merde et tu te casses. »

C’était à partir de là que c’était parti en sucette...


« Qu’est-ce que t’as pas compris, du con ? J’t’ai dit de te barrer ! »

Bill se remettait sur pied, un peu secoué par le coup qu’il venait de recevoir, incapable de déterminer si c’était la douleur ou la surprise qui l’avait le plus perturbé. Tout en s’essuyant le sang qui coulait de sa narine d’un revers de main, il maugréa des insultes à l’encontre de Daytona, dans un langage peu châtié. Il s’approcha d’elle, d’un pas décidé et menaçant, visiblement outré d’avoir été foutu KO par une bonne femme. Il la menaça, en serrant les poings, mais Daytona ne reculait pas, les bras ouverts, brûlant littéralement d’envie de le carboniser sur place. D’ailleurs, elle sentait cette chaleur couler dans ses veines, jusqu’à ses mains, mais pas de flammes…
Pas encore, du moins.

« Une dernière fois : casse-toi où tu vas le regretter… »


 
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Lun 18 Mai - 23:41





Caleb était en train de réparer le moteur d’une vieille voiture laissée par le père de Daytona, ils en avaient trois ou quatres de ces petites merveilles et Caleb se faisait un petit plaisir de s’occuper de ces engins. Il adorait les voitures. Ils adoraient tous les deux les voitures, lui et Day’ mais il voyait bien que sa femme était plus amoureuse des voitures que lui mais après tout, lui trouvait que la plus belle chose sur terre c’était elle alors il n’était peut être pas totalement objectif. Lorsqu’il était gosse en revanche, la voiture de son père était le truc le plus cool et il n’avait pas honte de dire que ça passait avant Daytona – elle en riait à chaque fois qu’il lui disait, ne lui en voulant pas une seule seconde. Il se demandait si sa femme adorée serait capable de le larguer si un type se pointait avec une plus belle voiture…Il était en droit de se poser la question vu la passion qu’elle mettait à laver leur caisse. Ca le faisait marrer et il lui adressa un regard amusé avant de se remettre la tête dans son moteur. Il essayait de se concentrer mais quelqu’un avait décidé de venir gâcher leur superbe après-midi avec sa bagnole pourrie et sa musique encore plus chiante qui piquait les oreilles, le type qui en sortait était une véritable agression pour les yeux. Ce n’était vraiment pas un mannequin, même pas du tout et il avait l’air de chercher les embrouilles mais ça, c’était le problème de Daytona. Caleb n’avait aucun problème à laisser sa femme gérer ce genre de choses, ce n’était pas un lâche mais disons que sa femme avait un caractère un peu plus trempé et puis ses méthodes à lui étaient assez extrêmes alors il était mieux le nez dans son moteur. Cependant, il glissa quelques regards vers ce type et ne put s’empêche de serrer la mâchoire lorsqu’il vit comment il regardait la belle blonde. Comment osait-il… Non, ce n’est pas ton problème, pensa-t-il en ramassant distraitement un instrument dont il n’avait pas du tout besoin.



C’est lorsqu’il entendit sa femme prendre un ton un peu plus ferme qu’il décida d’arrêter tout et d’observer la scène. Les choses allaient déraper, il pouvait le voir à la façon dont se tenait Daytona. Puis, elle fit ce qui était prévu et balança un pain dans la tronche de cette horreur de mec ce qui fit rire Caleb qui ajouta un ‘ouch’ en secouant la tête mais c’était le moment d’intervenir, Day commençait à bouillir et il ne pouvait pas la laisser se consumer et s’exposer ainsi alors il avança en direction de sa femme et de l’autre type.


«C’est quoi le problème ? » fit-il en paraissant être le type le plus calme de tout San Antonio
«Sans déconner, c’est ton garde du corps ? Bah merde alors » Il se mit à ricaner en observant Caleb de haut en bas. Il avait l’habitude de ce genre de réaction depuis toujours. Il n’avait pas vraiment le physique qui collait à ce qu’on attendait du mari d’une beauté comme Daytona. Caleb était du genre banal et discret et un peu maigrichon – même s’il avait prit du poids depuis le lycée - «Bon, je m’en fous de ton nom, mais son père me devait de l’argent et comme il est plus là, c’est à vous de me le donner. Plus les intérêts. Alors… Donne.moi.mon.frique » fit-il en appuyant sur le torse de Caleb à chaque mot prononcé. Caleb lui lança un léger sourire, poli, comme si il était sur le point d’obéir puis il tourna la tête vers sa femme
«Je reviens. » puis il posa une main sur l’épaule du type – dont il ne connaissait même pas le nom – et se téléporta au canada, dans une forêt. Le type, torse nu, commença à greloter «Eh ouais, il fait froid ici, je te conseille de pas traîner… » Puis suite à ce conseil, Caleb retourna auprès de Daytona.


Il s’approcha de sa femme «C’est bon, Day, il va plus nous emmerder, tu peux te calmer maintenant » Il attrapa les mains de la jeune femme et elles étaient bouillantes «Respire mon cœur, on ne peut pas se faire remarquer. Pas ici, tu sais ce qui se passerait si on se faisait repérer… » Il posa son front contre le sien.
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Daytona Triplett

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Mer 20 Mai - 0:11

” Sans déconner, c’est ton garde du corps ? Bah merde alors”
C’est ça, marre-toi, tu rigoleras moins dans une poignée de secondes, ne put s’empêcher de penser Daytona, fusillant Prescott du regard, mais avec un sourire de défi en coin, à la limite de la satisfaction. Elle avait totalement conscience du fait qu’entre elle et Caleb, elle était celle qui avait tendance à partir vite fait en cacahuète, à foncer dans le tas, et souvent, à chercher les noises. La diplomatie, chez elle, c’était frapper en premier et intimider ses interlocuteurs. Mais si Caleb restait le plus calme des deux, à la laisser gérer en restant en retrait, il arrivait qu’à un certain point, avant celui de non-retour, il intervienne. Et quand il entrait dans la danse, alors là, c’était qu’il avait perdu sa patience, et qu’il n’y avait plus trop de place pour la négociation.
Et Day adorait ça, autant qu’elle ne supportait pas le fait qu’il la coupe dans ses pulsions de pyromane. Ce feu la consumait et ça déteignait sur son caractère : au final, elle semblait chercher des prétextes pour laisser sortir ce feu qui se canalisait en elle. Alors si elle ne pouvait pas avoir sa petite ‘distraction’, elle allait devoir trouver un autre exutoire. Comme à son habitude, Caleb resta en apparence si calme, et esquissa même un sourire quand Bill se permit quelques remarques avant de chercher à impressionner Cal en pensant profiter de sa carrure fine. Day fronça les sourcils, songeant que si Bill reposait une nouvelle fois son gros doigt sur le torse de son homme, elle pourrait bien lui fracasser la mâchoire. Mais Cal prenait la chose en main, et, ça n’avait rien de bon pour Bill. Eh bien, au moins, il resterait en vie, supposa-t-elle, tandis qu’elle déposait un baiser sur les lèvres de son mari, comme s’il venait de lui annoncer qu’il partait simplement en courses.
Et la seconde d’après, les deux disparurent.
Day soupira profondément, frustrée de ne pas avoir pu libérer tout ce qui brûlait en elle. Avisant la voiture de Bill, les lèvres pincées, elle se dit un instant qu’elle pourrait bien en profiter pour se défouler dessus. Mais déjà, Caleb réapparaissait à ses côtés et se rapprocha de sa femme, cherchant à l’apaiser comme il le faisait si bien. Day ferma les yeux, le laissant prendre ses mains toujours brûlantes et prêtes à libérer des flammes : elle avait si peur de le brûler, de le blesser, qu’elle trouvait toujours la force de se calmer, avec lui, et de calmer son pouvoir, bien que la frustration demeurait. Il posa son front contre le sien tandis qu’elle continuait de respirer en profondeur.
Lentement, très lentement, la chaleur abandonna les extrémités de ses doigts, puis quitta ses mains.

« Ça devient de plus en plus dur de le contenir, tu sais… Ça veut sortir, ça me dévore, j’en ai… besoin. »

Elle avait enfouit son visage dans le coup de son mari, tout en se mordant la lèvre inférieure. Son pouvoir avait le très mauvais effet de fonctionner comme une cocotte-minute, comme une gamine hyperactive qui a besoin de dépenser son énergie sans quoi elle sentait qu’elle pouvait imploser.
Elle passa ses bras autour du cou de Caleb pour l’attirer à elle : il n’y a que comme ça qu’elle se sentait vraiment complète, quand il était là, avec elle. Elle lui roula un regard espiègle, comme pour changer de sujet et lui roucoula :

« Tu sais que tu es incroyablement sexy, quand tu interviens comme ça ? … Tu l’as emmené où, cette fois ? »

Elle s’empara de sa bouche pour un baiser passionné : après huit ans de mariage, leurs baisers avaient toujours la même saveur, toujours aussi passionnés. Elle ferma les yeux, tout en prolongeant le baiser, savourant à la fois le parfum de Cal, de sa peau suant légèrement sous ce soleil de plomb, mêlés à celui du carburant et du cambouis. Un mélange gagnant.

Jetant un coup d’œil au véhicule de Bill, elle commenta :

« Faut qu’on se débarrasse de cette poubelle. »


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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Dim 24 Mai - 22:16




A chaque fois qu’il parcourait une trop grande distance avec son pouvoir, il revenait toujours un peu sonné mais il avait tout de suite repris le dessus sur cette sensation pour aller calmer sa femme. Il ne lui avait jamais dit, et ne le ferait sans doute jamais, mais à chaque fois qu’il la touchait alors qu’elle était sur le point de prendre feu, il se brûlait. Ce n’était pas de sa faute, elle n’en avait pas conscience mais c’était douloureux pour lui de la tenir de cette manière. Si elle venait à le savoir alors elle s’en voudrait très certainement et ne voudrait plus qu’il la touche et dans ce cas là, les choses deviendraient vraiment incontrôlables. Daytona lui disait souvent qu’elle ne se calmait que lorsqu’il était là alors que se passerait-il s’il ne pouvait plus la toucher lors de ses crises ? Il ne voulait même pas y penser.


«Je sais » fit-il alors que la chaleur semblait quitter la jeune femme. Il apprécia même leur rapprochement un peu plus étant donné qu’elle n’était plus brûlante. Il la serra un peu plus, ne sachant pas trop quoi lui dire étant donné qu’il avait essayé de l’aider comme il le pouvait depuis…Depuis toujours en réalité, mais il avait l’impression que l’état de sa femme empirait et qu’elle avait de plus en plus de mal à contrôler son pouvoir. «Je sais mais tu dois être plus prudente, c’est tout. Je trouverais une solution, on va y arriver. » Et sa ‘super solution’, c’était quoi ? Il n’en avait aucune idée. Ils avaient parlé de l’éventualité où Day’ perdrait le contrôle et la jeune femme avait alors demandé à Caleb de la téléporter loin de tout, peut être dans l’océan mais il avait été catégorique : c’était non.


«C’était un joli coup que tu lui as donné » il lui lança un sourire, toujours admiratif de ce que sa femme était capable de faire. Lui ? Il n’avait pas souvent frappé quelqu’un, il laissait plutôt parler son pouvoir, ce n’était pas son truc de blesser les gens. Les menacer ? C’était bien plus drôle.


«Je l’ai emmené dans une forêt, quelque part au canada… Il faisait froid, je lui ai conseillé de pas trop traîner. » La forêt en question, il l’avait vue en photo un jour. Elle était loin de tout, il n’y avait pas de maison avant des kilomètres. Daytona s’empara soudainement de ses lèvres, dans un baiser passionné. Après toutes ces années c’était toujours aussi intense et ce n’était pas prêt de s’arrêter, du moins il l’espérait. Il vivait toujours dans la crainte qu’un mutant avec un pouvoir similaire à celui de Daytona ne vienne la lui voler parce que, soyons honnêtes, un type avec le même pouvoir pourrait la comprendre et l’aider plus qu’il ne le faisait.



C’est en observant la voiture de Bill que Caleb réalisa à quel point il avait été stupide. «Il faut surtout qu’on se débarrasse de lui… » fit-il en se dirigeant vers la voiture, l’examinant rapidement. «J’ai trouvé quelque chose à brûler pour toi » fit-il en lui souriant avant de reprendre son sérieux «Mais sérieusement, Ce type, il faut qu’on l’élimine d’une façon ou d’une autre…Il pourrait revenir et nous dénoncer et j’ai pas vraiment envie de déménager. On doit le… » Il fut interrompu par du sang qui coulait de son nez. Oh, merde pensa-t-il ; Puis il commença à se sentir de plus en plus faible, il se laissa tomber sur le trottoir. Il avait tellement voulu emmener cet abruti loin de chez eux qu’il avait franchi une limite : il avait été trop loin et il devait en payer le prix. C’était comme ça, il ne pouvait pas aller trop loin, sinon cela se faisait ressentir sur son corps et il détestait avoir à se montrer aussi vulnérable devant sa femme. Il avait du mal à respirer mais tentait de rester conscient. Il devrait aller se coucher mais, têtu, il se releva en chancelant et posa sa main sur le capot de la voiture de l’autre abruti. «On peut…Récupérer des pièces et les revendre. » Le sang continuait de couler «Je vais m’en occuper » fit-il en essayant de se diriger vers le garage.


Mais il s’effondra.
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Daytona Triplett

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Jeu 28 Mai - 23:35

” Je sais mais tu dois être plus prudente, c’est tout. Je trouverai une solution, on va y arriver. ”
Comment le pourrait-il ? Il n’y avait pas de solution, et Daytona en avait conscience, mais malgré tout, la présence de Caleb la rassurait. Non, elle savait pertinemment qu’il n’y avait aucune solution, et la vérité, c’était qu’elle perdait de plus en plus le contrôle sur son pouvoir. La seule solution qu’ils avaient trouvé, en cas de perte de contrôle, c’était que Caleb la téléporte le plus loin possible, au fond de l’océan, avait-elle demandé, mais son mari s’était montré plus qu’hermétique, c’était hors de question. Elle ne voulait pas le perdre, mais quand elle y pensait, elle les voyait, tous les deux, comme des Roméo et Juliette des temps modernes, dont l’un ne pourrait survivre à l’autre… Day esquissa un sourire amoureux mais un peu triste : elle ne pourrait jamais vivre sans lui, comment pouvait-elle lui demander de le faire ?

« Merci, je sais à quel point ça te fait de l’effet… » répondit-elle en plaisantant. C’était une chose pour laquelle, après la conduite, elle était douée : la castagne. Son père y avait été pour beaucoup : il avait insisté pour que sa fille puisse se défendre, surtout dans un milieu où elle se retrouvait souvent en contact avec des hommes. Bien sûr, c’était avant qu’il ne sache qu’elle avait hérité de sa mère une mutation plutôt utile, pour se défendre…
Alors il l’avait emmené au Canada ? Day perdit un instant son sourire : il avait outrepassé les limites qu’il s’imposait, habituellement, par sécurité, pour sa santé. La jeune femme sembla s’inquiéter, fronçant légèrement les sourcils : il avait pris des risques, mais ne semblait pas en subir les conséquences, en tout cas, pour l’instant. Quand il poussait trop sur la distance parcourue, le contrecoup était alors parfois très brutal. Peut-être n’avait-il était qu’à la frontière du Canada, sans doute même… Leur baiser changea sa mine soucieuse pour un sourire radieux, amoureux : parfois, elle se disait que s’ils venaient à être obligés de se séparer, pour le bien-être de Caleb, elle pourrait bien crever de tristesse, de manque… Il était son tout. Et elle ne pouvait pas imaginer la vie sans lui. Même pas une seconde.

Day suivit Caleb tandis qu’il rejoignait le véhicule abandonné par Bill : il avait raison, il fallait se débarrasser de toutes les preuves pouvant le relier à eux, à commencer par lui… Encore fallait-il qu’il revienne du Canada, pour ça. « Espérons qu’il se fasse bouffer par un ours avant de retrouver son chemin alors… » Effectivement, le carboniser était une autre option que Day envisageait plutôt sérieusement, mais elle commencerait sans doute par la poubelle qui lui servait de véhicule. Elle allait lui répondre quand un liquide carmin s’échappa lentement d’une narine de Caleb, l’interrompant dans sa phrase. « Cal… » Day fit un pas dans sa direction, mais d’un revers de main, il essuya le sang qui s’échappait de son nez. Il cacha cet instant de vulnérabilité derrière un masque d’ignorance, reportant son attention sur la voiture. Mais Day ne l’écoutait déjà plus alors qu’il évoquait la possibilité de revendre des pièces. Il chancelait, faiblement, s’agrippant à la voiture. « Bébé, tu saignes… » dit-elle, continuant de le fixer, s’avançant une nouvelle fois vers lui. Mais borné, il entreprit de se rendre au garage pour aller récupérer ses outils, sans doute. « Cal, c’est stupide tu devrais aller…. CAL ! » Il venait de s’effondrer et elle s’était précipitée à son chevet, reposant la tête de son mari sur ses genoux.

« Cal, tu m’entends ? Caleb, bébé, je suis là… Espèce d’idiot ! Tu le sais en plus ! Pourquoi t’as été aussi loin ? »

Elle était inquiète : la dernière fois que ça s’était passée de cette manière c’était quand il avait voulu l’emmener en Europe. Ils avaient alors convenus qu'il devait se montrer prudent avec son pouvoir, et ne plus tenter de longues distances.
Daytona attendit que son homme retrouve un peu plus ses esprits pour l'aider à se mettre sur pieds pour l'aider à marcher jusqu'à leur maison et le conduire jusqu'à leur chambre. Il tenta bien de la rassurer en protestant, mais finit par se laisser faire : pas d'orgueil entre eux, pas quand il s'agissait de leur santé... La jeune femme l'aida à s'allonger et alla chercher un gant humide pour essuyer le visage de son mari et retirer le sang qui avait commencé à tacher son t-shirt. T-shirt qu'elle lui retira d'ailleurs, avant de s'assoir à ses côtés, passant le gant frais et humide sur son visage... D'une voix tendre mais avec un regard inquiet, elle lui murmura :

« Tu m'as fais peur... J'veux pas te perdre, tu sais... »
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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Mar 2 Juin - 21:12





Il détestait se sentir aussi faible. Mais les fait est qu’il venait bel et bien de s’écrouler par terre, avec sa femme comme témoin. Encore heureux qu’ils n’aient pas de voisins parce que sa fierté était en train d’en prendre un coup. Il détestait se retrouver dans un état de faiblesse comme ça, ça ne lui était arrivé que deux fois, à cause de son pouvoir mais il ne supportait pas de passer pour un faible surtout pas devant Daytona. Déjà qu’il la pensait trop bien pour lui depuis toujours si elle devait se retrouver à s’occuper de lui comme ça, autant qu’elle le quitte carrément. Il n’était même pas en mesure de l’emmener où elle le désirait, restant éternellement coincé aux Etats-Unis. Lui, rêvait de voir sa belle blonde à Rome ou à Paris mais visiblement, il n’était pas assez puissant. Il commençait à avoir un sacré mal de tête tandis que Day était en train de s’occuper de lui. Non, ce n’était pas comme ça que ça devait se passer, c’était à lui de s’occuper d’elle et pas l’inverse. Il n’était pas du genre à vouloir jouer au mec macho et viril mais il tenait à ce point : il devait la protéger. Et pourtant, dans son état il ne pouvait faire autrement que de se laisser faire. Il se remit sur ses pieds, du moins il essaya mais il finit par laisser la majorité du boulot à la jeune femme qui le traîna – littéralement, il avait un pied qui traînait par terre tandis qu’il tentait de marcher avec l’autre – jusqu’à leur chambre. Il poussa un long soupir, exaspéré.



«Désolé » fit-il tandis qu’elle exprimait son inquiétude. Il lui attrapa la main pour la rassurer mais principalement pour qu’elle arrête de lui passer ce gant humide sur le visage. Il avait l’impression d’être mourant avec ça. Il se releva légèrement mais sa tête tournait toujours alors il laissa retomber sa tête sur son oreiller. «Je suis petit, pas très musclé et pas capable de gérer mon pouvoir…Tu parles d’une honte. » Il ricana avant de réaliser à qui il était en train de parler. Sa femme avait encore plus de mal avec son don, c’était totalement idiot de sa part d’avoir dit une chose pareille «Mais c’est…Différent, pour toi. Je voulais pas dire que c’était une… » Plutôt que de prononcer de nouvelles paroles malheureuses, il attira la jeune femme à lui pour l’embrasser. «On va y arriver, je…J’ai un plan, Day. Enfin, une idée plutôt mais… » Il haussa les épaules «Je vais me forcer à aller loin, plus je le ferais et plus mon corps l’acceptera… Et quand ce sera fait, on ira en Europe. »



Décidant qu’il allait mieux, Il se leva subitement du lit ce qui lui provoqua un joli tournis. Il resta assis un instant, le temps de ne plus voir la pièce tourner puis se mit debout et en allant chercher un tshirt propre à mettre. Puis il revint sur ses pas et déposa un baiser sur le front de sa femme qui devait certainement être en train de lui lancer un regard exaspéré. «Peut être qu’il est temps de se mêler aux autres mutants…ils pourraient nous aider à gérer nos pouvoirs. Peut être. Je sais pas…Qu’est ce que tu en penses ? » Il pouvait voir la voiture du type qui était la cause de son état actuel depuis la fenêtre : il devait être éliminé mais jusque là, ils n’avaient jamais vraiment tué, ce serait une première. Caleb était bien trop faible pour se téléporter, tellement faible qu’il ne pourrait même pas aller jusqu’en ville d’ailleurs mais s’il était en possession de tous ses moyens, il serait reparti et irait loger une balle dans la tête de ce Bill…




«Meurtre. » fit-il toujours les yeux vers la fenêtre avant de se tourner vers Daytona «Ce serait un meurtre si on se débarrasse de lui… On a jamais fait ça, ce serait un point de non-retour et ici, en plus du recensement on risquerait…Des trucs graves, surtout s’ils arrivent à être au courant de tout ce qu’on a fait ces dernières années. » Il marqua une pause «Je sais pas…quoi faire. » Il serra le poing. «Et je devrais parce que j’ai promis de te protéger… » Il chercha un peu de réconfort dans les yeux de sa femme mais s’attendait vraiment à la voir se lever, faire sa valise et le quitter en le traitant de lâche.
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Daytona Triplett

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Dim 7 Juin - 21:38

” Je suis petit, pas très musclé et pas capable de gérer mon pouvoir…Tu parles d’une honte. ”
Et cet idiot le pensait réellement… Il ricanait, mais à la mention de son pouvoir qu’il n’arrivait pas à gérer, Day ne put s’empêcher de durcir son regard, pinçant les lèvres. Elle ne prenait pas cela pour une attaque personnelle, jamais, pas venant de Cal, de son mari, de son amour… Mais elle ne pouvait pas oublier ce qu’elle-même ressentait vis-à-vis de son pouvoir, surtout quand il la dévorait inlassablement, toujours un peu plus chaque jour, surtout quand elle l’avait perdue à cause de lui. Non. C’était elle, la responsable. Elle l’avait tuée. Leur fille, leur bébé… Daytona sentit une nouvelle fois la colère et la douleur la dévorer, et cela devait se voir sur son visage car presque immédiatement, Caleb chercha à rectifier le tir. Il avait tout autant souffert qu’elle, après la fausse couche. Il aurait dû lui en vouloir. Il devait lui en vouloir. Et elle était certaine d’être un monstre, au fond. Elle sentit son mari l’attirer à lui et elle ne chercha pas à lutter tandis qu’il l’embrassait, balayant les doutes qui l’assaillaient. Malheureusement, le plan qu’il avait en tête n’eut pas spécialement l’impact escompté car la jeune femme se redressa subitement, assise sur le lit, fixant son mari comme un déviant.

« T’es malade ou quoi, Cal’ ?! Tu cherches à crever, c’est ça ?! Parce que si c’est le cas alors continue ! » répondit-elle, les sourcils froncés, visiblement agacée, mais surtout inquiète. Elle soupira, se prenant le visage dans les mains avant de finalement s’assoir sur le rebord du lit, fuyant son mari du regard. La vérité, c’était qu’elle avait peur. Elle avait peur que son mari se blesse, elle avait peur qu’il meurt, et elle avait peur de se retrouver seule à jamais, incomplète, sans lui. Un corps privé d’âme. Ou une âme errant sans corps. La vérité, c’était qu’elle ne pourrait tout simplement pas vivre sans lui. Pas une minute.

Caleb s’état relevé subitement, sans doute trop vite, à en juger par le fait qu’il préféra se rassoir, quelques secondes. Puis, tenace, il se leva pour aller chercher un t-shirt, sous le regard atterré mais tendre de sa femme qui resta installée sur le lit. Elle secouait doucement la tête, un rictus amusé aux lèvres : depuis toujours, il n’avait jamais voulu se montrer en position de faiblesse face à elle, que ce soit lorsqu’ils jouaient – il ne reculait devant aucun défi pour l’impressionner – comme dans la vie quotidienne. Elle ne comprenait pas pourquoi il se sentait toujours si inférieur, pourquoi il la mettait sur un piédestal, de cette manière, ne se permettant aucun moment de faiblesse. Il pouvait penser ce qu’il voulait, à ses yeux à elle, il était si fort. Il était parfait. Il revint enfin, un nouveau t-shirt sur le dos et déposa un baiser sur son front tandis qu’elle roulait les yeux au ciel. Cependant, même si l’idée ne l’enchantait pas spécialement, il avait raison, à propos des autres mutants. Peut-être faisaient-ils trop souvent cavaliers seuls. Ils pourraient apprendre des autres. Elle fit la moue, prenant un oreiller dans ses bras, se laissant tomber sur le dos pour contempler le plafond.

« Oui… Sans doute… Et on fait quoi ? On passe une petite annonce et on organise un barbecue ?... » Après tout, ils ne pouvaient pas tout simplement crier sous tous les toits qu’ils étaient spéciaux. Quand Day releva légèrement la tête, elle vit que son mari regardait par la fenêtre, l’air pensif, mais également contrarié. Elle devina aisément qu’il songeait à Bill, à l’incident qui venait de se passer. Elle se redressa, s’asseyant sur le rebord du lit, relâchant le coussin qu’elle avait, un peu plus tôt, prit dans ses bras, écoutant attentivement Caleb. Tuer. Ils n’avaient jamais ôté la vie à quelqu’un, malgré tous les méfaits qu’ils avaient accumulé. Daytona soutenait le regard de son mari. Elle sentait sa détresse, le conflit qui se déroulait dans sa tête, dans son cœur. Lentement, doucement, elle se leva et s’approcha de Caleb : elle ne pouvait pas lui demander de faire ça, de prendre la vie de quelqu’un, même s’il s’agissait d’un enfoiré comme Bill. Elle ne pouvait pas demander à Caleb de faire cela, sachant qu’il serait hanté par son geste. Elle posa son regard sur la fenêtre à travers laquelle elle vit la voiture de Bill. Elle attrapa la main de Caleb avant de reprendre, d’une voix dure, ferme : « Je vais le faire. » Après tout, elle avait déjà une mort sur la conscience… Et la mort de Bill ne serait rien comparée à la vie qu’elle avait déjà fauchée… « S’il revient, je le tue. » murmura-t-elle à nouveau, comme une promesse.

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Ven 12 Juin - 15:55





Il avait réellement cru que son ‘plan’ – mais pouvait-il vraiment le qualifier ainsi ? – allait passer tout seul lorsqu’il avait attiré Daytona pour l’embrasser, c’était un petit truc qu’il avait découvert tout au long de ses années que le contact physique aidait à faire passer certaines bêtises. Certes, il ne comprenait toujours pas comment Day’ pouvait fondre à ce point dès qu’il la touchait – pas ses mots, les siens – mais elle devenait tout à coup plus compréhensive. Mais il ne pouvait pas vraiment se vanter de la chose parce que la chose était valable dans le sens inverse. Dès que Daytona lui faisait du charme, ça fonctionnait toujours, c’était d’ailleurs comme ça qu’ils avaient commis leur dernier braquage en date. Elle s’ennuyait et avait usé de ses charmes pour persuader Caleb d’aller s’amuser un peu. Mais ce n’était pas de la manipulation, pas tant que ça, c’était plus un moyen de communiquer comme un autre et ils en étaient tous les deux conscients parce que Caleb et Daytona avaient leurs caractère et s’ils ne voulaient pas faire quelque chose rien ni personne pas même un baiser de l’être aimé ne pourrait leur faire changer d’avis. Et là en l’occurrence, un baiser n’avait pas suffit à apaiser sa femme puisqu’elle se mit à réagir aussitôt à son annonce. «On en sait rien, si ça se trouve je dois juste forcer sur mon pouvoir… » Il haussa les épaules « Quoi, tu veux que j’attende patiemment que ça évolue tout seul ? Et peut être, je dis bien peut être, que quand j’aurais 45 ans je serais capable d’aller où je veux ? Désolé mais je vais pas attendre. » D’accord, ce n’était peut être pas rassurant comme discours parce qu’au fond il savait que peut être que ça pourrait le tuer et ça lui faisait mal de penser que sa femme puisse se retrouver seule – mais nul doute que des hommes tenteraient de l’approcher «Si je meurs, ne trouve pas de remplaçant tout de suite… » Il fit une petite moue avant de l’embrasser à nouveau : Il essayait de faire passer la pilule.



Il se mit à rire doucement à son idée de barbecue puis secoua la tête «D’accord, je ne sais pas par où commencer mais ça doit se trouver les gens comme nous…Et pas des recensés. Il y a des rebelles à ce qu’il paraît, suffit de les trouver sans pour autant se faire repérer » Il haussa les épaules comme si c’était si facile que ça mais pour eux…Pas tant que ça. Trouver des mutants qui ne voulaient pas être trouvés était compliqué pour des gens doués et encore plus pour quelqu’un comme Caleb, qui n’était pas forcément doué avec les gens. Daytona pourrait mais lui, il était plus en retrait et pas franchement subtil. Sa femme, elle saurait sûrement trouver les bonnes personnes en moins de deux mais c’était quelque chose qu’il devait faire seul parce que s’il se faisait attraper par la police, il pourrait facilement s’échapper. Et puis ça lui ferait du bien d’être au contact de personnes…Non ? «Et on a peut être besoin d’amis, non ? Enfin, les derniers je sais que ça a été un désastre et c’est de me faute… » C’est vrai les derniers avaient disparus du jour au lendemain…Grâce à Caleb qui n’avait pas supporté une remarque déplacée sur son couple, à savoir qu’est ce qu’ils fichaient ensemble tous les deux ? Bref, tout ce que Caleb avait compris c’était qu’on le trouvait minable comparé à sa femme et il avait légèrement perdu le contrôle et avait téléporté leurs ‘amis’ loin, très loin.



Mais le regard du jeune homme s’était assombri lorsque Daytona annonça presque froidement qu’elle allait se charger de tuer Bill. Il prit la main de sa femme dans la sienne, presque effrayé par ce côté sombre qu’elle laissait entrevoir. «Day, arrête » Mais la vérité était qu’il n’avait aucun plan solide et qu’il ne serait pas en mesure d’arrêter la belle blonde si elle s’était mis cette idée en tête alors, il devait se résoudre à avoir recourt à quelque chose qui le blessait profondément, même après plus trois ans. «Elle ne serait pas fière si elle nous voyait faire ça » fit-il en parlant de leur bébé, mort avant sa naissance.

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Daytona Triplett

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Sam 20 Juin - 0:23

” Quoi, tu veux que j’attende patiemment que ça évolue tout seul ? Et peut être, je dis bien peut être, que quand j’aurais 45 ans je serais capable d’aller où je veux ? Désolé mais je vais pas attendre. ”
Sombre crétin, ne put-elle s’empêcher de penser, tandis qu’elle levait les yeux au ciel d’exaspération en écoutant son mari. Il divaguait complètement, ses propos n’avaient pas de sens. Daytona se tenait devant lui, pointant la fenêtre qui donnait sur leur cour où se tenait leur voiture.

« Tu racontes n’importe quoi, Cal ! On n’a pas besoin de ton pouvoir, pour ça, il y a d’autres moyens ! Merde, on s’était mis d’accord là-dessus ! Sur le fait que c’était prendre des risques inutilement ! Bébé, on a tout ce qu’on veut, là, maintenant : juste toi et moi, contre le monde. On se sent chez nous à partir du moment où l’on est ensemble toi et moi… » Elle fronça doucement les sourcils, visiblement agacée et triste à la pensée qu’ils pourraient être séparés. Elle soupira pour finalement venir se pendre au cou de son mari, et entre deux baisers, elle souffla : « Je ne veux pas te perdre, Cal… » Et cet imbécile qui fit la moue en lui demandant de ne pas le remplacer trop rapidement… Day’ lui fit un regard de prédateur, en plissant les yeux et en pinçant les lèvres : évoquer sa mort ne l’enchantait absolument pas, mais elle devait admettre qu’elle avait toujours aimé le sens de l’humour de son homme. « Y’a aucune chance que ça arrive… » Le message était tacite : elle ne trouverait pas de remplaçant, jamais, parce qu’elle aurait suivit Caleb dans la tombe.

Trouver des mutants rebelles. Oui, ça pouvait éventuellement se faire, bien que Daytona fit la moue à cette pensée. Ils étaient un binôme, et la plupart du temps, ne fonctionnaient qu’à deux, et ce depuis bien trop longtemps. Ils avaient bien essayé, quelques fois, de tisser des liens, de s’intégrer, mais ça finissait souvent mal… Généralement parce qu’ils passaient pour un drôle de couple. Les derniers, c’était Caleb qui avait mis fin à leur … tandem. « J’irais trainer en ville. Il suffit de trouver les bonnes personnes… Y’a ce type, qui est passé au journal, un avocat. Melton je crois. Il défend les mutants, en procès. Il doit avoir énormément de contacts, on pourrait aller fouiner dans ses dossiers… en mode ninja… » Elle esquissa un sourire mutin : non, demander la défense de ce « Chevalier servant » serait beaucoup trop simple et sans aucune saveur… Alors qu’aller chercher les informations, ça, c’était du challenge !

Le sourire cependant avait disparu quand elle annonça qu’elle allait prendre les choses en mains, qu’elle allait se charger de tuer Bill s’il revenait traîner dans les parages. Et Caleb ne manqua pas de percevoir le changement dans l’attitude de sa femme puisqu’il intervint rapidement. Il lui demandait d’arrêter. Mais d’arrêter quoi ? Après tout, c’était lui qui avait amené la chose sur le tapis. Elle allait lui rétorquer cela, mais elle prenait subitement comme un coup au cœur. Il venait d’évoquer leur bébé. Leur fille, celle qui n’aurait jamais. A cause d’elle. A cause de son pouvoir. Day se sentit subitement à la fois en colère et désarmée. « T’es… T’as pas le droit de faire ça… tu… » Le sujet était tacitement devenu tabou, car il plongeait Day’ dans un état second, une détresse telle que Caleb avait sans doute pensé au moins une fois que sa femme ne s’en remettrait jamais et qu’elle préférait rejoindre leur fille, qu’importe l’endroit où elle se trouvait… « Tu m’en veux… Ce… c’était de ma faute… Bordel Cal, arrête de faire comme si c’était un accident : c’était moi ! Je l’ai tuée … ! » Day’ était peut-être le genre de femme forte, rebelle, et tout ce qui va avec, mais s’il y avait bien un sujet, un chose qui la plongeait dans un état de tristesse, de désespoir au point de la rendre inconsolable, c’était bien ça. Elle sentit ses yeux s’embuer de larmes, tandis qu’elle se prenait la tête entre les mains : elle ne voulait plus y penser, et pourtant ça la dévorait. « Pourquoi tu restes avec moi, alors que je ne pourrais jamais t’apporter ça ? Pourquoi tu restes, après ce que je nous ai pris ? Ce que je nous ai enlevé ?... »

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MessageSujet: Re: Trouble is a friend of mine - Caleb   Jeu 2 Juil - 19:34




«Peut être que tu as raison » fit-il en haussant les épaules alors qu’il n’en pensait pas un mot. Il n’avait pas l’intention d’abandonner son idée de génie – selon lui – mais n’aimait pas mentir à sa femme. C’est pour cette raison qu’il évita soigneusement son regard. Il préférait lui mentir, c’était mieux que de créer une dispute qu’il perdrait de toute manière car, en effet, Daytona avait la sale manie d’avoir toujours raison…Ou plutôt, Caleb avait du mal à résister à ses charmes et une tendance à s’écraser afin qu’elle ne s’enflamme pas…Littéralement. Cette fois-ci, il fit semblant d’être d’accord avec elle mais il allait forcer sur son don. Il irait aussi loin que possible et un jour il serait capable d’aller où bon lui semblerait. Avec elle, bien évidemment. Il ne pu s’empêcher de sourire lorsqu’elle lui avoua qu’il était hors de question qu’elle lui trouve un remplaçant. C’était peut être un peu égoïste de sa part mais il préférait savoir sa femme seule plutôt qu’heureuse avec un autre homme. Il ne supporterait simplement pas l’idée de savoir que quelqu’un d’autre puisse la rendre heureuse et elle devait penser la même chose «Tu sais aussi que je ne te trouverais pas de remplaçante, hein ? » Il réalisa soudainement que cela impliquait la mort de sa femme, chose impensable, il n’y survivrait pas. «Tout cela n’a pas d’importance, on vivra vieux et extrêmement riches » Il se mit à rire avant de l’embrasser passionnément.



Il ne pu s’empêcher d’avoir l’air déçu et de grogner légèrement lorsqu’elle décida qu’elle irait faire un tour en ville. Elle et pas lui ou eux, ensemble. Elle n’avait donc pas confiance en lui pour tisser des liens…A juste titre. Pas grave, il resterait à la maison pendant qu’elle ferait son numéro de charme pour trouver les bonnes personnes. Mais il se connaissait et finirait sans doute par la suivre pour s’assurer qu’elle ne tombe pas dans un piège, ou pire. «Ca me semble être une bonne idée. Je nous téléporte dans son bureau le soir et là on fouille dans ses dossiers » l’idée était bonne, un avocat qui représentait des mutants,  cela promettait un véritable trésor : des noms, des adresses… «… Minute, comment ça se fait que tu connaisses ce type alors que j’en ai jamais entendu parler ? » Son monde tournait tellement autour de Daytona qu’il était possible qu’il soit complètement à l’ouest au sujet du monde extérieur, pas étonnant qu’elle soit plus douée que lui dans les relations sociales alors que lui tout ce qu’il voulait c’était rester à la maison avec Day. Il était du genre jaloux alors forcément il commençait à se demander à qui elle avait pu parler, il baissa les yeux et serra la poing prêt à aller téléporter quelqu’un, maintenant.



Il savait parfaitement que c’était un coup bas que d’évoquer leur bébé pour tenter de l’empêcher de commettre un crime. Il ne l’avait jamais fait auparavant parce qu’ils n’en avaient jamais parlé depuis plus de trois ans, soit depuis que le bébé ait été tué par la pouvoir de Day. Ils avaient fait de leur mieux pour rester unis durant cette sombre période où ils pleuraient la mort de ce petit être. Et Caleb avait fait de son mieux pour rester fort et pour assurer à Day que ce n’était pas de sa faute même si, les premiers jours suivant cette tragédie il devait avouer qu’il lui en avait voulu très légèrement mais il s’était rapidement reprit et avait soutenu la jeune femme dans leur malheur. Mais ils restaient silencieux à propos de cela. Parfois quand Caleb bossait sur une voiture à réparer, il s’arrêtait pour regarder leur jardin en imaginant leur petite fille s’amuser dans l’herbe. Une belle vision qui le rendait triste. Et maintenant, il avait remis le sujet sur le tapis et ça ne semblait pas avoir été l’idée du siècle, mais au moins elle pensait à autre chose que de tuer quelqu’un de sang froid. Il tenta d’attraper les mains de sa femme mais celle-ci sembla entrer dans un état second. «Day, Calme-toi. » Il entoura la taille de la jeune femme de ses bras «Arrête de dire que tu l’as tuée, ce n’est pas toi, Bordel ! » sa voix était ferme. Il voulait qu’elle se mette ça dans le crâne «Je ne t’en ai jamais voulu, je sais que ce n’est pas de ta faute et je sais qu’on aura un bébé un jour. Je le sais. » Il l’attira contre lui «Ne crois pas une seconde que je vais te laisser, tu entends ? C’est toi et moi. »

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