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 the end where we begin. [R.]

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Isvàn Kossuth

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MessageSujet: the end where we begin. [R.]   Dim 7 Oct - 18:00




what don't kill a heart only makes it strong.

« Bon sang ! » Semblable à elle-même, Charlize pesta au moment même où elle était obligée de se planquer contre le mur, situé à l’angle de la rue dans laquelle leur cible avait disparu. Il faisait sombre certes, la nuit tombant assez rapidement ces derniers temps malgré le fait qu’il ne soit que 17 heures. L’hiver approchait sans le moindre doute et bien plus tôt qu’il n’aurait dû l’être lui susurraient les fleurs dont elle croisait le chemin de manière de plus en plus rare. Bientôt, Charlize allait elle-même tomber dans une sorte de léthargie dont elle n’avait pas encore trouvé le remède. Elle serait plus lente dans le moindre de ses gestes, tout en restant néanmoins diablement efficace. Mais là où elle mettait une micro seconde, elle mettrait une seconde, voire deux. Elle allait pâlir plus encore que son teint naturel, des séances d’UV seraient alors le bienvenu. Elle serait plus posée, offrant indubitablement des vacances à ses collègues de travail. Mais quitte à choisir entre les saisons, elle détestait plus encore l’automne. Au moins avec l’hiver, elle savait que le printemps se dissimulait derrière. « Vous tenez tant que ça à le filer, M’dame ? »

Elle lança un regard noir à Seamus. Ce dernier déglutit et hocha positivement la tête avant de se remettre en route et derrière leur cible qu’il filait en toute indiscrétion. Ils étaient repérés, comment ne pas l’être avec Seamus, géant de plus de 2 mètres et dont la peau d’acier rutilait sous les lumières mornes des lampadaires malgré les couches de vêtements sensées le dissimuler. Officiellement, ils recherchaient un simple vampire capable de choc psychique particulièrement dévastateur. Officieusement, la jeune femme secrète pensait se rapprocher de son but, retrouver ce que ses parents avaient tenté de lui dissimuler. Démontrer à ses supérieurs qu’il ne s’agissait pas uniquement de légendes et de rumeurs. Que l’humanité comprenait des êtres venus d’ailleurs et non entièrement dus au nucléaire. Alors qu’elle pénétrait doucement du hangar dans lequel il semblait avoir disparu, elle fronça les sourcils. Elle détestait être séparée d’un semblant de nature : comment pouvait-elle prévenu d’un éventuel danger ? Son pressentiment fut conforté lorsqu’elle entendit trop tard un sifflement perçant l’air, lui laissant à peine le temps de se retourner avant de voir une boule lumineuse irisée de bleu foncer sur elle et la projetant contre un mur proche. Elle surmonta aussi vite qu’elle put la douleur qui lui vrillait l’épaule qui avait violemment frappé le mur mais pas assez rapidement pour empêcher Seamus de commettre l’irréparable. « Non ! » Sa voix resta suspendue dans les airs, au même titre que sa main tendue. Mais c’était trop tard, Seamus ne s’était une fois de plus pas rendu compte de sa force. Encore de la paperasse en perspective…

Quelques heures plus tard,
La jeune femme grimaça sincèrement en pénétrant le bâtiment qui abritait le bureau de Rodan Sherman, son supérieur, celui à qui elle allait devoir rendre des comptes pour le désastre ambulant qu’avait été Seamus et accessoirement son ex mari. Elle détestait ça et il le savait parfaitement. Ils limitaient au maximum leurs contacts aussi bien personnels que professionnels n’hésitant pas à passer par des intermédiaires. Mais parfois elle n’avait pas le moindre choix sur le sujet. Elle poussa un profond soupir exaspéré et marcha avec une allure assurée jusqu’à la porte de bois délimitant visiblement la zone 51 pour l’ensemble de ses collègues de travail, n’accordant pas une once d’intérêt pour la secrétaire qui s’était levée en guise de protestations. « Madame, vous ne pouvez pas … » Un regard à la Charlize. « Oh, euh, allez-y, Madame … oiselle … ame ... » La pauvre était perdue dans son appellation mais elle n’allait certainement pas l’aider. « Entrez, il vous attend. »

« Evidemment. » grommela-t-elle entre ses dents avant de pénétrer à l’intérieur du bureau. Elle referma doucement la porte derrière elle, faisant bien attention à regarder Rodan au dernier moment, sans se départir de son air glacial et toujours légèrement en colère lorsqu’ils avaient le malheur de se croiser. Ne pouvant plus repousser la confrontation, elle lui lança un regard de défi en plantant son regard dans celui azur du père de famille, un regard qui en faisait chavirer plus d’une et qui n’avait pas non plus son pareil pour faire cesser toute pensée cohérente et vous glacer le sang. Elle haussa un sourcil, attendant les remontrances pour des faits dont elle n’était pas réellement responsable. Y coupant court par avance, elle prit la parole la première : « Ce genre d’incident continuera d’arriver si vous persistez à envoyer Seamus Finnigan sur le terrain. Il est parfait pour les entraînements ou avec des mutants du même accabit que lui. Mais envoyez le encore à la poursuite d’un psychique et ça arrivera une fois de plus. … Monsieur. » Elle croisa les bras afin d’appuyer ses propos mais ne put empêcher le sourire amusé qui s’était posé sur ses lèvres lors de son interpellation formelle se crisper légèrement sous le poids de la douleur lancinante. Elle avait posé un cataplasme mais il fallait encore attendre une demi-journée pour avoir des résultats positifs. « Au moins, il ne l’a pas totalement tué celui-là. » Certes, il était pour l’heure quelque peu paralysé au niveau des jambes mais au moins il n’avait pas besoin de respirateur artificiel, peut être une chaise roulante tout au plus.
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