Partagez | 
 

 CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 13:05



Cassiopeia Buckhurst
Elle possède l'enveloppe corporelle d'une humaine entre vingt-cinq et trente ans, mais son âge réel est tout autre ■ un autre univers ■ fleuriste le jour, espionne intergalactique la nuit ■ ce que les hommes décrivent comme "célibataire"

    MY ANGEL LIES TO ME AND TELLS ME I'M DREAMING.

    VIE SOCIALE : Cassiopeia a passé la plus grande partie de son existence à étudier l’être humain, elle a appris leurs qualités, leurs défauts, leurs manies, leurs histoires et leurs langues. La fascination qu’elle éprouvait à leur égard n’avait d’égal que la jalousie qu’elle portait à ceux qui avaient eu la chance d’être envoyés sur cette planète ; elle ne pouvait qu’apprécier de loin et décortiquait avec soin les rares communiqués reçus par ses pairs qui marchaient parmi ceux qui étaient devenus sa spécialité. Toutefois, l’affection relative qu’elle portait pour les humains a rapidement volé en éclat le jour où l’un des émissaires, l’une de ses amies, a cessé d’envoyer ses rapports, a cessé d’émettre un quelconque signal. Celle qui se fait désormais appelée Cassie a mis sur le dos de l’humanité la disparition de sa camarade et a imaginé foule de scénarios, tous plus négatifs les uns que les autres. Dès lors, à son arrivée sur Terre, elle ne pouvait porter dans son cœur cette race dont elle connaissait tous les aspects théoriques. Elle qui avait langui de se rendre sur « la planète bleue », elle se retrouve désormais à errer au sein d’une population qui la répugne presque ; elle doit malgré tout garder les apparences et agir en parfaite petite humaine. Elle a très tôt joué la carte de la jeune femme un peu naïve et maladroite, de qui les gens se moquent autant qu’ils lui accordent leur confiance. Elle a néanmoins quelques difficultés à garder sa couverture intacte, tant ses instincts extraterrestres sont encore fort prononcés, ce qui est logique puisqu’elle n’est sur cette planète que depuis un an – laps de temps effroyablement court en comparaison au reste de sa vie. Son inexpérience ne l’empêche pas de s’attaquer à des gros poissons et d’avoir débuté sa mission d’infiltration au sein de la mairie de San Antonio et des mutants qui gravitent autour. Son objectif principal est de mener à bien sa mission dans un minimum de temps. S’éterniser parmi la populace humaine n’est pas une option pour elle.

    CAPACITÉS : De là où elle vient, Cassiopeia – ou Khanas Otna de son véritable nom – est une créature tout ce qu’il y a de plus banal, elle partage les mêmes caractéristiques que ses semblables et n’est par conséquent qu’une goutte dans un très vaste océan. Sur Terre, toutefois, il en est autrement puisque l’espèce humaine n’est naturellement pas dotée de pouvoirs particuliers, la population mutante de San Antonio mise à part. Les dons qu’elle possède lui ont été attribués avant tout pour l’aider à passer inaperçu, pour qu’elle se fonde dans la masse et ne se fasse pas repérer des terriens. Tout d’abord, et c’est sans doute le plus important, elle est capable de revêtir une enveloppe corporelle humaine, qui la change énormément de sa nature première – elle est beaucoup plus grande et bleue au naturel – mais qui s’avère être plus un fardeau qu’autre chose. Les humains sont une race très fragile et être l’une d’entre eux signifie subir les désagréments qui vont avec leurs organismes. La faim, le sommeil, la douleur physique l’atteignent à des niveaux qu’elle n’aurait jamais imaginés possibles. Son cerveau, modifié par la même occasion, est désormais sujet à des émotions qu’elle ne connaissait pas et qui lui apparaissent tantôt ennuyeuses, tantôt effrayantes. De même, sa peau n’est pas aussi résistante et ses blessures, si elles se soignent toujours d’elles-mêmes, prennent beaucoup plus de temps pour ce faire. Toute nouvelle venue sur cette planète, il lui arrive encore souvent de dévier du droit chemin, heureusement qu’une autre capacité extraordinaire est là pour lui sauver la mise : l’hypnose. Elle peut en effet affecter l’esprit de n’importe qui pour lui faire croire ce qu’elle souhaite, elle n’a cependant pas assez d’expérience dans la manipulation du cerveau humain pour obtenir les réponses qu’elle cherche, elle ne peut que les inciter à voir ou avoir vu quelque chose, même si, une fois encore, ses capacités sont faibles puisqu'elles ne lui sont pas héréditaires. Le seul pouvoir qu'elle a reçu de part sa naissance, et qui est bien utile à ce peuple guerrier, est celui de guérison. Elle peut réparer n'importe quel tissu vivant avec la force psychique nécessaire ; sauf qu'elle n'a jamais été amené à le faire jusqu'à présent. En plus de cela, ce qui la distingue des humains lambda est son intellectuel au-delà de la norme, une agilité digne d’un félin, une force et une rapidité qui feraient d’elle la grande gagnante de toutes leurs compétitions.



    AM I A GIFT ? AM I A CURSE ?

    Elle se fait passer pour la plus maladroite des jeunes femmes, ce qui lui vaut pas mal de reproches de la part de Charlie ✖ Elle apprécie beaucoup le cinéma, elle a par ailleurs vu quasiment tout le répertoire des films jamais créés avant de se rendre sur Terre ✖ Pour assurer ses arrières, elle s'est inscrite dans les répertoires et registres d'une petite ville texane ✖ Elle a énormément de difficultés à trouver une coupe de cheveux qui lui plaise et en change souvent ✖ Elle ne comprend rien au style vestimentaire des terriennes, elle trouve leurs tenues extrêmement inconfortables ✖ Comme si les humains n'étaient pas un fardeau suffisant à supporter, un représentant de la race féline s'est entichée d'elle et miaule tous les matins devant la fenêtre de son appartement ; elle a essayé de le faire fuir en l'ignorant durant des mois, jusqu'à ce qu'un voisin la supplie de le nourrir pour le faire taire ✖ Son rapport avec l'argent est désastreux, elle peut dépenser deux mois de paie en une journée ou, au contraire, oublier d'acheter les basiques nécessaires à la survie de son enveloppe humaine ✖ Elle dort peu mais peut passer des heures, la nuit, à contempler les étoiles en rêvassant à sa planète mère ✖ Si le contact humain la rebute, elle est consciente qu'il faut passer par là pour parvenir à ses fins tant cette espèce est primitive et faible face à l'appel de la chair.



    I DON'T HAVE ANYTHING TO HIDE.

    AVATAR : Anne - sunshine - Hathaway mrgreen
    PSEUDO : Celle qui n'allait pas voir Lay The Favourite Arrow
    Où avez-vous connu le forum ? En fouillant les poches de Bruce
    What else ? TEAM SELINA KYLE
    ©️ jaredspadalecki, cherymoko, a-walkingcontradiction


_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.


Dernière édition par Cassiopeia Buckhurst le Mar 11 Sep - 20:17, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 13:05

    A STORY THAT WILL TORTURE YOUR THOUGHTS BY DAY AND POISON YOUR DREAMS BY NIGHT.




All your secrets crawl inside. You keep them safe, you let them hide. You feel them drinking in your pain to kill the memories. Are you reminded of all you used to be?


Il est temps, Khanas Otna. Temps de mettre à profit tous les enseignements reçus depuis qu’elle était en âge de décider de sa voie. Temps que la théorie cède place à la pratique. Temps de rencontrer ceux dont elle pensait tout savoir sans véritablement les connaître. Oui, il serait bientôt temps pour elle de fouler le sol inégal de cette lointaine planète appelée Terre. Avant tout, il était temps d’aller régler quelques comptes avec celui qui détenait, jadis, la plus haute place sur l’échelle de son estime.

De sa démarche altière, elle franchit la distance qui séparait ses quartiers de ceux où résidait son maître spirituel, son ami, celui qui lui avait appris la patience et qui lui avait fait découvrir le plaisir de s’intéresser à des contrées très, très éloignées. Lowrirr avait été l’être qui avait fait d’elle ce qu’elle était à ce jour, qui lui avait prodigué les meilleurs conseils et qui avait toujours répondu présent durant ces périodes de doute et d’hésitation – longtemps elle s’était crue guerrière, comme la majorité de son peuple mais il l’avait convaincu que sa cause était tout aussi grande. Elle l’avait cru, elle s’était dévoué corps et âme à cette tâche, elle avait même développé une certaine affection pour cette planète dont elle était désormais spécialiste. Elle avait été une apprentie avide de savoir et curieuse de tout, dont le Conseil avait de quoi être fier. Sans doute était-ce pour cela qu’ils avaient décidé de l’envoyer elle et non un autre, peut-être plus expérimenté. Khanas Otna avait cette vivacité d’esprit et cette détermination que beaucoup ne possédaient pas et qu’elle devait avant tout au sang qui coulait dans ses veines. Comme le reste des Agents qui avaient déjà été envoyés sur Terre, elle avait ce caractère unique tout en étant capable de se fondre aisément dans la masse. Elle ferait une bonne émissaire, tout le monde concerné s’accordait sur ce point. Seul un individu n’avait pas émis d’opinion. Et il se trouvait devant elle, de dos. Elle pouvait néanmoins discerner son visage grâce à la surface réfléchissante devant laquelle il se tenait.


« Tu es affreux, » lâcha-t-elle d’une intonation sèche, tranchant avec la neutralité à laquelle elle était tenue en ces lieux. L’Emissaire à l’apparence humaine se retourna sur elle, les sourcils froncés en une expression d’incompréhension. Elle continua d’avancer vers lui et ne s’arrêta qu’à une distance raisonnable pour entretenir la conversation. « Te languis-tu tant de tes très chers Terriens pour revêtir cette pitoyable forme ici ? »
« Surveille ta langue, Khanas Otna, elle pourrait te causer bien des torts, » lui répondit-il en s’approchant à son tour de quelques pas. S’il devait faire partie des plus grands spécimens sur Terre, elle le dépassait ici d’une tête, ce qui lui conférait un avantage non négligeable et contrait leur différence d’âge qui jouait en sa défaveur. « Tu ferais mieux de t’habituer à cette affreuse forme puisque tu vas la côtoyer un long moment. »
« Je suis chanceuse, l’éternité semble ne pas avoir sa place à tes côtés. »
« Ne t’engage pas sur cette voie, Khanas. » La non-utilisation du patronyme entier pour s’adresser à une représentante de son espèce sonnait normalement comme une insulte, cependant elle le reçut avec une expression satisfaite qu’elle s’empressa de dissimuler derrière un masque d’indifférence.
« T’ont-ils dit pourquoi ils m’envoyaient sur Terre ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? » Ses yeux d’humain le trahissaient et révélaient qu’il était au courant ; elle prit son manque de réaction comme une invitation à répondre à sa propre question. « Attralua n’a plus rien émis depuis deux années terrestres. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais il s’agit d’un laps de temps suffisamment long pour la considérer comme disparue. Parce que sais-tu qui n’avait plus émis pendant moins que cela avant elle ? »
« Jorrsk Bree'fro. Cesse de me prendre de haut de la sorte et souviens-toi de ta place. Je suis plus au fait que toi, j’étais présent sur Terre pendant… »
« Présent sur Terre ? » l’interrompit-elle sans vergogne. « Présent pour t’acoquiner avec cette race inférieure en oubliant tes semblables qui avaient besoin de toi ! »
« Attralua connaissait ce monde mieux que moi-même, elle était consciente des risques et elle a dû faire une erreur, je n’y suis pour rien ! » Son ton était plus grave qu’auparavant, son enveloppe corporelle retrouvait peu à peu sa couleur naturelle ainsi que sa taille habituelle. Très vite, il la surplombait à nouveau.
« Est-ce que c’est ce dont tu te persuades aussi à chaque fois que tu penses à Eeya Limmen ? Ou bien l’as-tu déjà rayée de ta mémoire pour laisser plus de place à tes humains ? »
« Ne parle pas d’elle, elle n’a rien à voir dans cette histoire. Et cette conversation n’a pas lieu d’être. Quand tu auras mon expérience et mon âge, alors pourras-tu te permettre de donner ton opinion. En attendant, reste à la place qui est tienne et sors d’ici. »

Khanas Otna le fixa longuement, une lueur rougeâtre dans ses yeux verts, avant de secouer lentement la tête de gauche à droite. Il avait changé. Le Lowrirr qu’elle avait jadis connu n’était plus, consumé par ces années passées auprès d’un peuple qui dévorait ceux qui cherchaient à les protéger. Deux Emissaires avaient ainsi disparu en mission, c’était deux de trop pour la jeune recrue. Lowrirr était le seul dont les épaules étaient suffisamment larges pour endosser la responsabilité de tous ces maux ; ils avaient tous deux perdu bien plus qu’une amie autrefois, et même si elle l’accusait ce jour, elle refusait de croire qu’il lui avait fait défaut une seconde fois. Sa mission sur Terre, bien plus que de la reconnaissance, serait bien de démêler les événements qui avaient mené à la disparition de l’Agent.

« Khanas Otna, » lança-t-il tandis qu’elle s’éloignait déjà. Elle aurait préféré ne jamais s’arrêter dans son élan tant les propos qui suivirent la hantèrent longtemps : « Tu as bien plus en commun avec eux que ce que tu imagines. »



You keep alive a moment at a time but still inside a whisper to a liar, to sacrifice but knowing to survive. The first decline another state of mind.


Cassie finissait d’arranger un étalage de marguerites violettes lorsque la cloche de la boutique tinta. Elle leva la tête à la recherche de la propriétaire des lieux dont elle entendait la voix mais ne pouvait discerner le visage ; elle n’eut besoin que d’une demi-minute pour réaliser que Charlize était occupée au téléphone. Elle abandonna par conséquent sa tâche actuelle pour s’avancer vers le client – mâle, la trentaine d’années et les traits fermés. Il lui adressa à peine un regard au moment où elle arrivait à sa hauteur, un large sourire aux lèvres. Que cela était étrange, d’habitude tous les humains réagissaient positivement à ses expressions joyeuses, c’était en grande partie pour cela qu’elle avait choisi cette enveloppe corporelle plutôt qu’une autre. Loin de se laisser démonter, elle se planta devant lui pour le saluer comme il lui avait été enseigné au cours de son premier jour de travail. « Bonjour, monsieur ! Que puis-je faire pour vous en cette belle journée ? » Le regard noir qu’elle reçut lui fit comprendre que cette journée n’était en rien belle. Ses sourcils se froncèrent d’étonnement mais elle ne perdit pas son sourire, désormais plus commercial qu’amical. « Des roses. Blanches. Une demi-douzaine, s’il-vous-plaît. » Il se racla la gorge en évitant soigneusement de la regarder dans les yeux. Ce devait être ce que les humains appelaient un timide, elle n’en avait encore jamais rencontré mais connaissait cette émotion, elle en jouait d’ailleurs beaucoup dans son propre rôle. Ou bien était-il simplement d’une humeur de chien, ce qui contrastait avec l’atmosphère du lieu. Qui diable pouvait demeurer triste ou nostalgique dans un endroit rempli de mille et une couleurs et odeurs printanières ? « Très bien, » lança-t-elle dans un hochement de tête, tournant les talons en direction du rayon qui regroupait les fleurs favorites des clients. Elle laissa ses mains caresser doucement les pétales immaculés de plusieurs roses avant d’en piocher le nombre réclamé par son client. Celui-ci se tenait désormais dans son dos, les mains dans les poches. « Elles sont pour ma femme. » Cassie acquiesça d’un signe de tête. Évidemment qu’elles étaient pour son épouse, rares étaient les hommes qui offraient des roses à leurs parentes, encore moins des blanches. « Elle est morte l’année dernière. »

La fleuriste s’interrompit dans son découpage de tiges et tourna la tête vers l’homme qui, pour la première fois depuis son entrée, retroussa ses lèvres en une esquisse de sourire. Elle resta quelques secondes interdites, le fixant en silence tandis qu’elle cherchait ce qu’il fallait faire et dire dans pareille situation. « Je suis navrée, toutes mes condoléances, » articula-t-elle avec quelques hésitations dans la voix. Elle s’installa au comptoir sur lequel elle termina d’embellir le bouquet, sous les yeux curieux de son client. « Je sais que ce ne sont pas mes affaires mais vous me semblez bien jeune pour être veuf. Etait-elle souffrante ou était-ce un accident ? » La jeune Émissaire n’était pas sur Terre depuis suffisamment longtemps pour réaliser que de telles questions ne se posaient pas à un parfait inconnu. Le jeune homme secoua négativement la tête, un air résigné sur le visage, tandis qu’elle ramener son humble composition au niveau de la caisse. « Elle a été assassinée. » Le choc, elle devait réagir avec surprise, elle le savait ; elle ne pouvait pas faire comme si cette information lui était égale, qu’elle connaissait la propension des êtres humains à l’autodestruction. Ils étaient de ces peuples primitifs qui s’entretuaient par jeu et par plaisir, car s’ils avaient, au cours des dernières décennies, fait de considérables progrès en matière de guérison de maladies graves, leurs penchants violents ne s’étaient pas amoindris. « C’est horrible ! Je suis sincèrement désolée pour vous... » Elle baissa la tête sur son portefeuille qu’il venait de sortir pour régler sa note et elle surprit un visage familier parmi les diverses cartes. « C’est elle ? » demanda-t-elle en pointant du doigt la photographie. Son cœur se mit à battre la chamade, ses paumes se firent moites tandis qu’il la rendait plus visible. Ce visage ne lui était pas inconnu. « Anya, elle s’appelait Anya. » L’homme caressa tendrement la photo dans un long soupir. Il remarqua l’expression alertée de la fleuriste et fronça les sourcils d’un air soucieux. « Est-ce que ça va ? » Cassie se redressa, une main à plat sur le haut de sa poitrine. La colère sourde qui tambourinait à ses tempes rendait ses yeux humides et ses pommettes plus rouges. « Excusez-moi, » se reprit-elle en dissimulant son mal-être derrière un sourire. « Je la connaissais. Anya. Nous avons grandi ensemble. » Le visage de son interlocuteur s’illumina malgré la tristesse qui assombrissait toujours son regard. Un silence s’installa entre eux et elle le sentit la dévisager longuement, comme s’il pesait le pour et le contre de la situation, qu’il réfléchissait à quoi dire ensuite. Elle-même ne savait qu’annoncer après cela. Elle tapota le prix de la demi-douzaine de roses mais n’accepta pas la carte de crédit qu’il lui tendit. « Permettez-moi de vous les offrir, en guise de condoléances tardives. » Elle décela de la reconnaissance – sentiment qui lui était étranger – dans le sourire dont il la gratifia en attrapant le bouquet. Ce fut à cet instant que Charlize refit son apparition, avec son manteau sur le dos. « Merci, » souffla-t-il en s’éloignant à reculons. « Il faudrait que je vous offre un café, un jour, pour que vous me parliez de votre enfance. » Elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille avec un sourire gêné. « J’en serai ravie... » Elle releva un visage interrogateur vers lui alors qu’il s’apprêtait à passer la porte d’entrée. « Owen. Owen Davenport. »

« C’est une très mauvaise idée de flirter avec un client, surtout quand avec un qui achète des fleurs pour sa femme morte. » Cassie tira la langue en une grimace. « Je ne flirtais pas. Tu as vu sa tête ? J’essayais d’être gentille et de lui remonter le moral. » La gérante de la boutique échappa un éclat de rire et vint poser une main sur l’épaule de son employée. « Je plaisante, Cassie, ne prends pas toutes mes remarques trop littéralement. » L’extraterrestre pinça les lèvres. Le sarcasme demeurait le concept humain qu’elle ne comprendrait jamais. Énoncer un fait en contradiction avec ce que l’on pense réellement la dépassait complètement. Pourtant, il s’agissait d’une habitude chez les humains, qui en faisaient usage plus que de raison. Notamment ceux qu’elle fréquentait au quotidien. « Tu es certaine que ça ne te dérange pas de faire la fermeture ? » Cassie secoua négativement la tête. Elle s’était vue très vite attribuée des responsabilités au sein de la boutique, verrouiller la caisse et baisser la grille le soir était une tâche dont elle avait désormais l’habitude. « Il n’y a aucun souci, je t’assure. » Charlize soupira en remontant la anse de son sac à main sur son épaule. « Rodan est supposé te déposer Harley ici, tu as son numéro s’il oublie. » La fausse fleuriste hocha la tête d’un air entendu. Elle avait entendu ces consignes un nombre incalculable de fois. Certes, ce soir serait la première fois qu’elle garderait le fils de sa patronne, mais la tâche ne semblait pas complexe. Harley était un garçon très sympathique, en dépit des traits de caractère évidents qu’il partageait avec son paternel. « Tu es un ange, je me demande bien comment je me débrouillais sans toi. » Cassie se mordilla la lèvre inférieure pour dissimuler un pouffement. Devenir indispensable était l’un des objectifs qu’elle s’était fixée dès son arrivée sur Terre, dans le but pur et simple de se fondre dans la masse. Jusque là, elle avait de quoi être fière, son plan était une réussite. « Tout se passera très bien, je refuse que tu t’inquiètes du sort de ton magasin, je veille sur lui tout comme je veillerai sur ton fils. » La trentenaire ne pouvait s’empêcher de se ronger les sangs, cela était normal, elle confiait ce qui lui était le plus précieux au monde à une demoiselle qu’elle connaissait à peine et à qui elle ne parvenait à faire à cent pourcents confiance. Mais ce n’était pas comme si elle avait d’autres options.

Finalement, Charlize se persuada qu’elle pouvait partir l’esprit serein et Cassie se retrouva seule dans la boutique. Deux heures et quelques clients plus tard, l’alien avait terminé les comptes du jour, passé le balai et baissé le rideau ; il ne lui restait plus qu’à attendre l’ex-mari et l’enfant. Elle faisait tourner une tulipe noire – qui n’avait de noir que la dénomination, il s’agissait davantage d’un violet très foncé – entre ses doigts quand le moteur d’une voiture se fit entendre à l’extérieur. La silhouette familière de Rodan Sherman se découpa dans la pénombre et elle se leva pour le saluer.
« Charlize ? » La brunette secoua la tête de droite à gauche. « Elle a fini plus tôt, il n’y a plus que moi. » Elle esquissa un sourire qui, elle l’espérait, ne paraissait pas trop faux. Pour une raison qu’elle ignorait, la présence de l’adjoint au maire la rendait toujours nerveuse, surtout quand ils ne se trouvaient que tous les deux. Ses avances peu discrètes devaient jouer pour beaucoup. Le bleu perçant de ses yeux également. « Ce n’est pas un mal, » glissa-t-il en se rapprochant d’elle. Cassie se déroba, prétextant rassembler ses maigres affaires. « Tu sais, avec tout ce que tu fais pour elle, tu devrais exiger une augmentation. Tu n’es pas là depuis longtemps mais je ne l’ai jamais vue profiter ainsi de l’une de ses employées. » Elle expira avec amusement. Comme si le sort d’une pauvre petite fleuriste pouvait l’intéresser. Elle se redressa à l’instant où elle remarqua qu’il s’était encore une fois immiscé dans son espace vital et le fixa droit dans les yeux. « Vous n’avez pas à vous en faire pour moi, Monsieur Sherman, je suis une grande fille qui aime rendre service, c’est tout. » Il grimaça et elle se demanda aussitôt ce qu’elle avait fait de mal. Avait-elle répondu trop sèchement ? Pas assez ? Il lui était encore difficile de trouver le juste milieu entre toutes les tonalités dont les humains étaient capables. « Je t’ai déjà dit de m’appeler Rodan. » Il lui remit une mèche de cheveux derrière l’oreille et Cassie sentit tout son corps se raidir. Il était trop près, beaucoup trop près, ça la rendait malade. Elle ne pouvait cependant pas laisser transparaître son dégoût, cela aurait ruiné tout ce qu’elle avait entrepris durant ces trois – petits – mois passés sur Terre. Elle mit à profit ce qu’elle avait appris d’Owen Davenport et fuit le regard de son interlocuteur en baissant la tête. La timidité, elle comprenait désormais.

Rodan l’attrapa doucement par le menton pour la forcer à relever son visage vers le sien. Elle pouvait sentir sa respiration chaude contre sa peau, un frisson remonta le long de son échine tandis qu’elle perdait l’usage de ses jambes. Elle était figée par un ballet d’émotions qu’elle était incapable de maîtriser tant le positif se mêlait au négatif dans un va-et-vient qui, si elle avait été une humaine normale, lui aurait donné la migraine.
« Cassiopeia..., » murmura-t-il pour distraire son attention et de capturer ses lèvres dans un baiser volé. Elle eut simplement le temps de sentir les mouvements de sa bouche autour de la sienne avant de le repousser dans un réflexe tout ce qu’il y avait de plus humain. « Rodan ! » Sa voix avait beau être catégorique, elle fit sourire le principal intéressé qui se recula d’un pas, une main sur sa lèvre inférieure. Il semblait avoir apprécié l’échange, cela en faisait au moins un de satisfait. Cassie, elle, avait la nausée. Elle venait de participer à un moment intime avec un membre de l’espèce qui la rebutait le plus dans tous les univers. Elle n’avait jamais rien partagé de comparable avec personne, sur cette planète ou sur une autre. Si son enveloppe corporelle se délectait d’avoir goûté à ces lèvres appétissantes, son esprit n’avait qu’une envie : aplatir cet homme qui venait de la réduire à l’état d’objet humanoïde. « Je... Je dois récupérer Harley, c’est bien ça ? » reprit-elle d’un ton beaucoup plus doux et posé. Elle déglutit avec difficulté sans oser regarder Sherman dans les yeux ; il verrait de la gêne dans son attitude mais il s’agissait bel et bien du seul moyen pour elle de garder la tête froide et refouler ce désir d’enfoncer ses pouces dans ses orbites jusqu’à ce que ses globes oculaires éclatent sous la pression. Nul doute qu’il perdrait de sa superbe sans ses grands yeux bleus. « Il attend dans la voiture. Je peux vous conduire chez Charlize, si tu veux. » Elle déclina l’invitation, elle l’avait assez vu pour la soirée. Les deux sortirent de la boutique dans le silence, bien que la tension fût palpable sur les quelques mètres qui les séparaient du véhicule. Le fils, qui possédait des yeux aussi bleus que son père, sembla ravi d’avoir trouvé une nouvelle baby-sitter et il fut très agréable à garder. Lorsque, quelques heures plus tard, Cassiopeia passa la porte de son appartement, elle s’empressa de se débarrasser de cette robe dans laquelle elle étouffait et s’installa sur son balcon – l’idée de pudeur lui était encore inconnue – pour contempler les étoiles. Elle avait honte de ce qui s’était passé avec Rodan, elle se sentait salie par ce rapprochement. Toutefois, et le paradoxe était ce qui la dérangeait le plus, elle éprouvait une certaine fierté d’être parvenue à capter son intérêt de la sorte. Elle n’était peut-être qu’un challenge, une proie à rajouter sur son tableau de chasse, mais il n’en demeurait pas moins qu’elle avait réussi à gagner son attention. Et il ne lui restait plus qu’à la garder le temps nécessaire.

Quelle riche journée.

_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.


Dernière édition par Cassiopeia Buckhurst le Jeu 9 Aoû - 2:57, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 13:50

Elle est tellement belle
et les gifs
Revenir en haut Aller en bas
Rodan Sherman
SEARCH AND DESTROYI'm no hero, guilty as charged.
avatar

Nombre de messages : 56
Age : 29
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power: contrôle du flux sanguin.
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 14:51

21

:out:

_________________

You remind me of a time when I felt alive.
Dead inside. My heart and soul flatlines, put your mouth on mine and bring me back to life. Dead inside, no other satisfies. My blood runs dry, take my life. Save me from this death inside.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 15:11

Oui, tellement 21 16
12

Bonsoir, monsieur 17

_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isvàn Kossuth

avatar

Nombre de messages : 34
Age : 18
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 17:36

03
Qu'elle est belle. <3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rodan Sherman
SEARCH AND DESTROYI'm no hero, guilty as charged.
avatar

Nombre de messages : 56
Age : 29
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power: contrôle du flux sanguin.
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 19:58

Charlize Wanstead a écrit:
Qu'elle est belle. <3
Carrément

_________________

You remind me of a time when I felt alive.
Dead inside. My heart and soul flatlines, put your mouth on mine and bring me back to life. Dead inside, no other satisfies. My blood runs dry, take my life. Save me from this death inside.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carter D. Holloway

avatar

Nombre de messages : 13
Age : 32
Adresse : Asylum
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power: en cours de reflexion
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 22 Juil - 20:02

Je plussoie ce que mes petits camarades ont déjà dit

(et j'ai trop hate de la voir mercredi sur grand écran )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 26 Juil - 12:50

Cassiopeia Buckhurst a écrit:


C'est beau Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 9 Aoû - 2:57

*auto high five*

_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 9 Aoû - 12:46

Il s'en passe des choses en une journée pour la pauvre Cassie Shocked Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 9 Aoû - 13:14

Et encore, c'était qu'un après-midi ça boulets

_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lorcan Blumenfeld
I try to save you but I can't find the answer.
avatar

Nombre de messages : 418
Age : 29
Date d'inscription : 05/01/2010

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 9 Aoû - 21:31

Cassiopeia Buckhurst a écrit:
« Rodan est supposé te déposer Harley ici, tu as son numéro s’il oublie. » La fausse fleuriste hocha la tête d’un air entendu. Elle avait entendu ces consignes un nombre incalculable de fois. Certes, ce soir serait la première fois qu’elle garderait le fils de sa patronne, mais la tâche ne semblait pas complexe. Harley était un garçon très sympathique, en dépit des traits de caractère évidents qu’il partageait avec son paternel.
F*ck you, girl mrgreen
Ca va devenir un bon petit gars Harley comme son papa Arrow

_________________

Please, remember my love, when you've forgotten your way.
I can't help what time has done and how long I've had to wait. Now I've found your hand in mine. Hope I didn't come too late. There's no feeling like your face in the morning light.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Jeu 9 Aoû - 22:59


_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isvàn Kossuth

avatar

Nombre de messages : 34
Age : 18
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 19 Aoû - 17:53

Cassie est une fille très bien avec une très bonne appréciation des personnalités des gens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cassiopeia Buckhurst
SICK AS MY SECRETS
but never going to tell.
avatar

Nombre de messages : 89
Age : 83
Date d'inscription : 21/07/2012

I'm (no) Superman
power:
remember me:

MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   Dim 19 Aoû - 18:24

Nous sommes bien d'accord là-dessus *coughs* 17

_________________

    how did this begin and turn in such inhumanity?
    Here I begin to fail the steps of a battle without sense. I've nearly began to understand as I grown my way. There is no light out of all the places, there is no sign of our help, there is no time and a chance of relations. What if I choose to live? Living in a dangerous womb.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper   

Revenir en haut Aller en bas
 
CASSIE ∞ it's a long way and it's come from paper
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Endormissement long ... je sature !
» VIH: long time survivors, ?
» un soupire qui en dit long !!!!!!!!!!!
» quel est le mot le plus long du monde?
» Une photo qui en dit long !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Last Action Heroes :: COME HERE FANTASTIC :: WHO ARE YOU ? :: JUST BE WHO YOU ARE-
Sauter vers: