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 Fuck the pretending, this is my reality. [R.]

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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Jeu 21 Juin - 1:32



Cause I'm all wrong and I don't see a chance to fix this head.
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Son quotidien n’avait jamais été aussi calme que durant les dernières semaines écoulées. A dire vrai, depuis son retour, Lorcan n’avait pas vraiment eu l’occasion de se retrouver seul. Pour un être tel que lui, autrement dit pas très bavard et peu sociable, il s’était au long de l’année entouré de nombreuses personnes ; intéressantes ou non. Sans qu’il ne cherche à former un couple avec une petite humaine pour maintenir la crédibilité de sa couverture, Georgia lui était tombée dessus le plus naturellement du monde. Cette dernière s’était par ailleurs cramponnée à lui à la manière d’une moule solidement accrochée à son rocher. Une fois la main mise sur l’homme étrange qu’il était, la demoiselle avait dès lors refusé de le relâcher. Entre son désir d’être aimée à sa juste valeur et son manque cruel de confiance en elle, Lorcan ne s’était pas une seule fois ennuyé en sa compagnie. Chose qu’il regrettait légèrement avec du recul, car à trop devoir materner cette femme-enfant, il lui était parfois arrivé de mettre de côté certains de ses devoirs. Le tempérament haut en couleurs de la petite brunette lui avait certes permis de se familiariser davantage avec l’espèce humaine, le sexe féminin plus particulièrement, cependant il l’avait aussi par la même occasion « dégoûté » de certains individus. Avant leur récente rupture, il ne s’était jamais véritablement rendu compte de la situation en elle-même et d’à quel point Georgia lui avait ôté toute énergie depuis tout ce temps en mettant à mal les limites de sa patience. A force de côtoyer le commun des mortels, il était fréquent de le voir se perdre à son propre jeu, attachant de l’importance à des choses dont il ne devrait même pas faire attention. Même s’il lui arrivait fréquemment de repenser à sa planète, ce deuxième voyage sur Terre lui avait offert une certaine stabilité qu’il n’était pas parvenu à acquérir la première fois qu’il était venu alors que son séjour avait été beaucoup plus long. Alors qu’il pensait être revenu beaucoup plus fort psychologiquement, l’inverse total s’était produit. Il affectionnait ces spécimens plus qu’il ne le devrait et même en sachant qu’il ne sera jamais totalement comme eux, il persistait à vouloir leur ressembler. La raison première d’une telle envie était sans aucun doute possible le but de sa mission auprès des terriens. Mais plus le temps passait, plus il doutait de ses motivations principales et ressentait l’étrange besoin de se rapprocher toujours plus d’eux, dans l’espoir secret – et probablement vain – de gagner en humanité.

Aujourd’hui, comme de nombreux jours auparavant et certainement d’autres à venir, Lorcan s’éloignait des sentiers battus spécialement confectionnés pour lui et ses semblables. Au lieu de rester sagement à la place qui lui incombait, Monsieur l’alien avait volontairement décidé de déplacer les barrières de sa raison préalablement installées par ses soins, de sorte à pouvoir agir comme bon lui semblait sans avoir la désagréable sensation d’être sur le point de commettre une action qui n’était pas correcte. Un bon mois et demi l’éloignait désormais de sa dernière entrevue avec Andy et même si la jeune femme refusait catégoriquement de le revoir – en tout cas c’est l’impression que son silence donnait –, il avait fini par céder à la tentation. Bien entendu, il avait toujours d’une manière ou d’une autre respecté les désirs de chacun – quand ces derniers ne venaient pas interférer dans ses plans – mais cette fois-ci la situation était différente. Hélas il ne s’agissait pas de tenir compte de l’avis d’une autre personne, dans le cas présent il était directement visé. Et le problème se situait justement à cet endroit. Malgré des hauts et des bas fréquents et surtout flagrants dans leurs rapports, jamais Andy ne lui avait laissé entendre que son comportement la dérangeait ; l’épisode de l’hôpital mis à part. De puis, cette dernière n’avait même pas daigné lui fournir la moindre explication. Pourquoi ne répondait-elle pas à ses messages ? Et ses appels ? Pourquoi se sentait-il subitement responsable d’une chose qu’il ignorait pourtant ? Tête baissée vers ses chaussures, il gravissait les marches de l’immeuble où habitait la jolie Baxter, préférant emprunter l’escalier plutôt que cette boîte métallique incertaine et souvent odorante.

C’est muni d’un magnifique bouquet de fleurs, une vingtaine de roses bien rouge, qu’il pénétra sur le pallier du troisième étage. Pas le temps d’examiner les alentours, il sentit les tiges regroupées lui échapper des mains au même moment où il relevait distinctement la tête pour apercevoir la masse imposante de Graham Wade lui rentrer dedans sans ménagement comme si le geste avait été intentionnel. Manque évident de chance pour lui, les fleurs finirent leur course au sol, les pétales semés un peu partout redonnant un peu de couleur à ce couloir. Inspirant un grand coup, excessivement bruyamment certes, Lorcan se redressa rapidement sur ses deux jambes dans un geste habile avant de toiser son agresseur du regard. De toute évidence, ce type avait un sérieux problème, il n’était pas normal. L’occasion de converser avec lui ne s’était jamais présentée et son intérêt le concernant était inexistant, pourtant il était persuadé que ce chômeur au physique avantageux éprouvait pour lui une rage étrange qu’il ne savait toutefois pas expliquer. Cela n’avait pas échappé au regard de Lorcan qui s’était déjà penché sur son cas mais n’avait rien trouvé de bien concluant. A part les nombreuses et différentes filles qu’il côtoyait chaque mois, ce jeune homme de vingt-neuf ans semblait mener une vie ennuyeuse à mourir. C’est sans doute pour cette raison qu’il avait cessé de faire des recherches à son sujet, même s’il persistait à penser que le voisin et ami d’Andy cachait quelque chose. Mais faute d’avoir des preuves contre lui, il avait simplement lâché l’affaire et s’était intéressé de plus près au cas – plus attrayant – de cette brunette dont la compagnie était, à n’en pas douter, nettement plus plaisante.
« Quoi ? » demanda-t-il sèchement en sentant le regard lourd que lui rendait Graham en retour. « La largeur de tes bras t’empêche de traverser le couloir sans entrer en collision avec quelqu’un ? » Agressif mais naturel. Le ton était donné. Cet humain l’exaspérait. Il n’avait pas pour habitude de perdre patience mais la vue de son visage – cumulée à ses fleurs réduites en charpies au sol – suffisait à le faire sortir de ses gonds car irrémédiablement les traits d’Andy lui revenaient en mémoire et ce gros machin planté devant lui représentait un obstacle indéniable pour regagner l’appartement de son amie.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Dim 24 Juin - 0:45

Lassé d’être considéré comme étant un simple chômeur et feignant avec ça, Graham s’était décidé à faire l’impensable : trouver un emploi. La nouvelle avait fait plaisir à sa mère qui savait que son fils n’était pas très bavard lorsque la conversation arrivait au sujet de son travail et inutile de dire que cette conversation se terminait toujours de la même façon : sa mère criait, Graham répondait en criant puis préférant ne pas continuer à se disputer avec elle, il préférait quitter les lieux. Il est vrai qu’il y avait une part de lui qui ne tenait absolument pas à se trouver un job, ça n’était pas vraiment son truc à vrai dire, mais la réelle raison était qu’il était bien trop occupé par ses activités nocturnes – pas les filles qu’il rencontrait, même si la aussi cela pouvait être considéré comme une occupation, étant donné le nombres de personnes de sexe féminin qu’il pouvait ramener chez lui dans le même mois – être un justicier à plein temps était fatiguant en plus d’être risqué et il ne tenait pas à abandonner cela. D’autant qu’il se voyait mal garder sa couverture de type normal si il devait se pointer au boulot complètement à la ramasse parce qu’il aurait patrouillé toute la nuit. Ou comment expliquer le fait qu’il arrive régulièrement, blessé et incapable d’expliquer pourquoi. Non, pour lui c’était pour le bien de tous qu’il tenait à ne pas travailler, il se devait de répondre présent pour tous les habitants de San Antonio. Il y avait également le problème de l’argent qui commençait à cruellement lui manquer car jusqu’ici il ne vivait que sur des économies mais surtout grâce à sa famille qui lui venait en aide sans poser trop de questions et lorsqu’il y réfléchissait bien, ce n’était pas une façon de vivre pour un jeune homme de vingt neuf ans. D’accord, Graham n’avait jamais été considéré comme une personne mature, tout le contraire même mais depuis quelques temps il se disait qu’il était peut être temps d’évoluer. Enfin.
Alors, le mutant avait opté pour des chemises au lieu de ses t-shirts qui lui donnait plus l’air d’un étudiant que d’une jeune personne responsable et d’ailleurs il s’apprêtait à partir pour un entretient mais quelque chose l’en empêcha, ou plutôt quelqu’un.


C’était amusant de voir comment les choses pouvaient tourner, c’est du moins ce qu’il se disait alors qu’il tomba nez à nez avec la personne qu’il s’était efforcé de trouver depuis sa dernière conversation avec Andy. Et ce type venait tout droit à lui, c’était merveilleux. Croyez-le ou non mais trouver ce Lorcan n’avait pas été une partie de plaisir alors que Graham pensait que ce serait un jeu d’enfant de trouver un homme avec un prénom pareil, ce n’était pas commun et donc cet individu devait marquer les esprits – sans oublier que son physique n’était pas non plus désagréable mais qu’est ce qu’il en savait après tout, il était un homme – Mais apparemment personne dans cette ville ne semblait avoir entendu parler de lui, peut être n’avait-il pas parlé aux bonnes personnes ou peut-être que la description qu’il faisait de lui n’était pas vraiment utile mais quoiqu’il en soit ses recherches étaient au point mort. Jusqu’à aujourd’hui. Lorcan se trouvait en face de lui, un bouquet de fleurs à la main. Graham leva les yeux au ciel, c’était pathétique ce type semblait s’accrocher à Andy et dans son esprit Graham le voyait comme étant celui qui harcelait sa voisine et amie et ça il ne pouvait le permettre, il s’était juré de protégé la jeune femme de tout et tout le monde et cela commencerait donc avec lui.
Il s’avança donc d’un pas décidé vers lui et bien qu’il ai toute la place il ne se gêna pas pour foncer sur le pauvre homme et il n’en fut pas désolé. Pas le moins du monde. Il fut même satisfait de voir les fleurs par terre. Il eu un léger sourire devant la réplique du bonhomme qui, visiblement, n’était pas amusé mais pas intimidé non plus. Tant mieux, l’échange pourrait s’avérer être intéressant. Ne tenant pas vraiment à répondre à cette ‘agression’, Graham allait passer à la vitesse supérieure pour tenter de l’intimider.
Il s’avança vers l’individu, s’approcha même un peu trop, oubliant l’espace personnel et posa une main – claquer aurait été plus juste – sur l’épaule de Lorcan, un sourire en coin
«Ecoute l’ami… » Il trouvait que ça sonnait bien. «Je pense qu’il est temps pour toi d’oublier Andy. Alors rends toi ce service : fait demi-tour et rentre chez toi. » Il fixa l’individu avec intensité, espérant l’intimider avec son regard et lui faire comprendre qu’il serait impossible pour lui d’aller plus loin.
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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Mer 27 Juin - 0:32

Lorcan n’était pas un être violent. Non, vraiment, il était d’une nature pacifiste. Et c’était très certainement son impartialité en règle générale qui l’avait conduit jusqu’à cette mission sur Terre. Il avait mis un temps certain à s’habituer au comportement humain, à son sens pas toujours très logique et principalement égoïste, et maintenant qu’il semblait ne faire plus qu’un avec le rôle qu’il interprêtait ici, jouer le petit terrien était devenu comme une seconde nature. Il calquait leur attitude, leur manière de parler, voire même leur façon de penser, mais au final cette prétendue stratégie ne lui apportait rien de bon si ce n’était des problèmes dont il se serait volontiers passé. Il n’avait rien et pourtant tout d’un homme. Comme cette espèce aussi étrange que passionnante, il faisait régulièrement preuve d’individualisme qui se transformait parfois en vanité. Il était à ce jour en possession d’une palette impressionnante de défauts typiquement humains qu’il ne soupçonnait pas le moins du monde chez lui. A croire que sa venue ici altérait ses actions et sa manière d’être. Enfin, le changement était indéniable, il n’y avait aucun doute possible là-dessus. Le Lorcan du passé - plus de vingt ans en arrière - et celui d’aujourd’hui côtoyaient des mondes totalement différents, comme si à lui seul il vivait dans des univers parallèles ; sur la même planète cela dit. Il était fautif à bien des égards dans certaines situations, néanmoins cela n’excusait en rien sa conduite démesurée à des moments comme celui présentement en train de se dérouler. Tout comme il n’existait aucune raison valable à ses réactions en chaîne excessives quand il se retrouvait devant des individus en particulier. Graham faisait justement partie de cette catégorie de personnes qui le faisaient perdre le contrôle, dans la mauvais sens du terme bien entendu. Alors qu’avec sa douce amie, la belle Andromache, l’inverse se produisait. Certes y avait-il toujours cette limite - qu’il s’imposait pourtant sérieusement - qui disparaissait aussitôt la jeune femme visible dans son champ de vision, mais la sensation de maîtrise qui s’envolait s’avérait agréable à son contact.

En parlant de contact, celui engagé avec le blondinet n’était vraisemblablement pas prévu au programme ni même dans ses projets proches comme lointains. Cet individu le laissait indifférent quand il ne l’agaçait pas, son seul souhait était d’en finir le plus vite possible avec lui. Car même si ses retrouvailles avec Andy ne s’annonçaient pas très bien à première vue - grâce à Graham, ce foutu oiseau de mauvais augure - il ne perdait pas de vue son premier objectif qui était simplement de renouer le dialogue avec la jeune femme. Fleurs ou non à la main. Ayant pertinemment conscience de son amour pour les glaces - quelles qu’elles soient - il avait eu l’idée de lui proposer d’aller en manger une, comme ils l’avaient fait ensemble ce jour-là aux abords d’un parc rempli d’enfants. Mais il n’était pas supposé rencontrer des obstacles sur son chemin. Encore moins des obstacles possédant cette carrure plus qu’imposante - même si elle ne l’impressionnait en rien - et cette langue déliée qu’il se ferait un plaisir de couper avec des ciseaux ; rouillés de préférence.

L’alien, au physique plus allongé, le dépassait de quelques centimètres dont il se servit pour le toiser du regard et le prendre de haut dans une attitude hautaine qui donnait un tout autre aspect à son visage aux traits pourtant si doux.
« Hum, » souffla-t-il avec arrogance en donnant une tape dans la main de Graham, posée sur son épaule, pour la faire partir aussi vite qu’elle était venue s’y installer. « Je ne suis pas ton ami. » Se sentit-il obligé de préciser. « Et tu es quoi ? Son chien de garde ? » Il secoua doucement la tête de droite à gauche. « Rends-nous un service à tous les deux, dégage de mon chemin. » On ne pouvait faire plus directe comme requête. Lorcan n’était pas encore dans une phase d’énervement mais son intonation de voix - cassante - laissait entendre qu’il n’était pas d’humeur à plaisanter avec ce petit rigolo. Et pour le prouver - l’envie était aussi extrêmement présente en lui depuis un sacré bout de temps d’ailleurs - il participa pour la toute première fois à une altercation avec un être humain. Lui qui était toujours resté en retrait, même lorsqu’une bande de mutants écervelés s’en étaient pris à lui, il ressentait aujourd’hui plus que jamais le besoin pressant d’utiliser la force. Sans vraiment réfléchir, à dire vrai il ne l’avait plus fait depuis qu’il avait passé les portes de l’immeuble, il attrapa le jeune homme par les épaules et le repoussa brusquement vers l’arrière pour attester de son envie réelle de le voir disparaître, pour le plus grand bien de tous.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Lun 9 Juil - 22:32

Graham poussa un soupir, apparemment dégager ce petit rigolo ne serait pas aussi simple qu’il l’avait imaginé. Il s’était dit qu’il lui suffirait simplement de se mettre en travers de son chemin pour lui faire peur. Mais ce Lorcan ne semblait pas aussi impressionnable qu’il l’aurait souhaité et c’était bien dommage car il aurait aimé retourner s’occuper de ses affaires mais tant que ce grand machin serait encore là, il lui serait alors impossible de bouger, il était après tout investi d’une mission importante : protéger Andromache Baxter de toutes sortes de menaces ce qui allait de mutants mal intentionnés à d’éventuels ex petits amis un peu trop collant et même s’il ne savait pas ce qu’était vraiment ce type, il savait qu’il devait à tout prix l’éloigner de son amie. D’ailleurs la question se devait d’être posée : Qu’était donc ce Lorcan ? Mutant ou humain ? Graham n’avait jamais été doté d’un radar pour détecter les autres mutant alors il était parfaitement possible que cet homme soit lui aussi un mutant et si d’ordinaire le jeune Wade aurait tenté de sympathiser avec lui en jouant la carte de ‘nous sommes tous les deux mutants, soyons amis’ il savait parfaitement qu’avec lui ce ne serait pas vraiment possible car il s’approchait un peu trop près d’Andy selon lui et à ses yeux cela ne pouvait signifier qu’une chose : lui aussi savait que la belle était une mutante et ce Lorcan avait une tête à travailler pour le maire ce qui en faisait donc un ennemi, clairement. Il n’allait cependant pas le virer de l’immeuble tout de suite, il devait d’abord l’inciter à partir de lui-même car il ne pouvait pas se montrer trop violent, pas ici. Si il y avait bien une personne dont il ne devait surtout pas éveiller les soupçons, c’était bien cette vieille voisine un peu concierge mais surtout qui détestait les mutants et qui n’aurait pas hésité une seule seconde à balancer Graham ou Andy, déjà qu’elle devait avoir quelques soupçons. La vieille, qui était toujours collée derrière la porte afin d’entendre et d’observer tout ce qui pouvait se passer dans le couloir devait déjà être à son poste et si Graham avait un pouvoir qu’il était difficile de remarquer, il ignorait en revanche celui que pouvait posséder Lorcan – car en cet instant précis, il était désormais certain que cet individu était un mutant.



Son chien de garde ? D’une certaine façon, il pouvait être considéré de la sorte. «Il se trouve que je ne fait que respecter la volonté d’Andy, elle ne désire plus te voir alors tu n’a rien à faire ici. » D’accord, c’était un mensonge car la jolie brune n’avait jamais réellement formulé un tel souhait mais Graham l’avait compris de cette manière et il se trouvait d’ailleurs très malin d’avoir sorti cette excuse et la balançant en pleine face de son ennemi. Il espérait ainsi le voir disparaître définitivement de sa vie et de celle d’Andromache bien évidemment. Si ses souvenirs étaient exacts, Lorcan avait une petite amie – une demoiselle que Graham avait trouvé bien à son goût – alors pourquoi s’accrochait-il à Andy de cette manière. La théorie du mutant n’en devenait que plus réelle. Il se voyait déjà obligé de faire déménager Andromache et de l’emmener dans un lieu plus sécurisé et il serait alors obligé de lui révéler qu’il savait, depuis le début, tout sur sa vie. Il fut surpris lorsqu’il se sentit partir en arrière. Non, il n’avait pas rêvé, ce grand machin l’avait délibérément poussé et il ne semblait pas regretter son geste. Graham fut également déçu de constater qu’il ne semblait pas intimider Lorcan. Même pas un petit peu. Il hésita entre lui filer un bon coup de poing ou bien le virer d’ici en utilisant la force, finalement il opta pour la troisième option. La plus simpliste et celle digne d’une bagarre de cour de récréation : le pousser. Il le poussa une fois, deux fois puis sembla se lasser et pour lui donner une bonne leçon ou du moins tenter de lui donner une bonne leçon, il l’attrapa d’un geste rapide par la chemise et lui fit rencontrer la porte de son appartement ce qui provoqua un bruit monstre et ne manqua pas d’éveiller la curiosité de la voisine qui sortit sur le palier. «Qu’est ce qui se passe ici ? » Fit-elle en observant les deux protagonistes d’un air suspicieux. «Rien, Madame. Mon ami à malheureusement abusé de l’alcool. » On à vu mieux comme excuse mais cela sembla suffire puisque la vieille dame rentra chez elle en hochant la tête, désespérée par cette jeunesse. Graham quant à lui reporta son attention sur Lorcan et au lieu de se contenter de le laisser partir avec un nouvel avertissement il lui porta un coup bien placé au niveau de l’abdomen. «Ne reviens plus, vieux. »


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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Mar 10 Juil - 21:47

Cet individu était-il réel ? Car Lorcan émettait de sérieux doutes à ce sujet. Il en avait croisé des boulets et autres spécimens étranges mais il fallait bien avouer que celui-ci l'agaçait plus que les autres, et pourtant il n'était pas facile à énerver. Il avait beau se répéter que l'espèce humaine était constituée de personnages tous très différents, cela n'atténuait en rien la haine grandissante qu'il cultivait à l'égard de Graham et qui ne cessait d'accroître au fil des minutes passées en sa présence. Tout chez lui semblait un brin suspect aux yeux de l'alien qui se méfiait grandement de cet homme au physique avantageux. Il ne le sentait pas, voilà tout. Et ce dans tous les sens du terme. Tout d'abord, il ne l'appréciait guère et si ce détail demeurait encore insignifiant quelques jours plus tôt, aujourd'hui sa réflexion était violemment bousculée. Il n'avait pas été envoyé sur Terre pour ce genre de choses, sa mission première était de surveiller les comportements mutants potentiellement dangereux pour les siens. Jusqu'à présent, ses recherches n'avaient jamais abouti à quelque chose de concret, ce qui n'était pas un mal à dire vrai. Ses semblables pouvaient encore prospérer dans les cieux durant les nombreux siècles à venir, il en était pratiquement certain. Cette frustration due à un éventuel ennui de sa part était probablement responsable de son attitude présente. Le prétendu jeune homme tournait hélas en rond, ses jours n'avaient de sens que pour les innombrables inconnus dont il croisait la route chaque jour, mais certainement pas pour lui. Alors il essayait au maximum de s'imprégner du mode de vie de ces êtres à la fois hors du commun et vulnérables. Le résultat était effectivement là, ses efforts avaient payé, il était lui aussi devenu faible à son tour. Un vrai travail d'infiltration, une couverture plus vraie que nature devenue spirale infernale à présent. Lorcan se sentait perdu et avait vraisemblablement peur de se l'avouer à lui-même mais aussi aux autres. Il en était rendu à un point où ses analyses ne le menaient nulle part et où seules ses pensées égoïstes avaient de l'importance. Son manque d’impassibilité le poussait à avoir des réflexions puériles et sérieusement stupides pour un être tel que lui. Car lorsque ses yeux clairs s'attardaient longuement sur la silhouette imposante du voisin encombrant d'Andy, la seule chose qui lui traversait l'esprit c'était lé véritable nature de ce dernier ; un mutant. Il avait été amené à se poser des questions à son sujet un bon nombre de fois mais ce jour là l'évidence semblait s'offrir à lui. Graham possédait un don, c'était certain, et ce pouvoir n'était autre que la faculté d'être un petit con arrogant et malappris. Pour qu'il en vienne à de telles idées complètement débiles et tout sauf dignes de lui – habituellement il ne s'amusait pas à juger – son cas devait être particulièrement sérieux. L'alien qui sommeillait en lui était préoccupé et désirait grandement faire une pause pour ainsi prendre du recul sur la situation. C'était d'ailleurs ce qu'il avait fait avec la petite brune en acceptant son silence inexpliqué. Il savait pertinemment qu'il n'avait aucune raison valable d'attacher de l'importance à ces humains qui tentaient vainement de lui mener la vie dure, sauf que c'était plus fort que lui, il était bien incapable de ne pas s'arrêter à un comportement si bas de la part de son interlocuteur, pour la simple et bonne raison qu'il était tout autant irréfléchi que lui.

Triste vérité qui s'avéra vraie lorsque Graham lui annonça qu'Andy ne désirait plus le voir, sous-entendant qu'il était en quelque sorte son garde du corps à présent. Ces mots le firent sourire discrètement, comme s'il était amusé par la situation. C'était d'un ridicule ! Savait-il seulement à qui ou à quoi il se confrontait ? Justement, il l'ignorait. Lorcan comptait bien jouer de ce léger avantage qu'il avait sur lui pour lui faire comprendre qu'à partir d'aujourd'hui, il était désormais inutile de transmettre les messages de son amie à sa place. N'émettant aucune réticence, il se laissa mollement pousser contre la porte de son appartement que son dos percuta méchamment. Pas un seul son ne franchit ses lèvres impassibles lorsqu'une vieille dame ouvrit la porte pour jouer la curieuse en plus de la donneuse de leçons. Pas même quand il reçut un coup judicieusement placé au niveau de son abdomen sur lequel il plaça aussitôt sa main dans une grimace mécontente.
« C'est tout ce que tu as ? » Rétorqua-t-il à mi-voix avec provocation. Sans réfléchir un seul instant – il ne pouvait en être autrement de toute manière – l'alien agrippa son agresseur par les épaules et lui envoya en plein visage un coup de boule que Graham dut sentir passer. Son front avait intelligent respecté sa trajectoire puisque le nez du jeune homme était à présent en sang. Il préféra ne pas lui laisser le temps de reprendre ses esprits et l'incita à reculer en le retenant par son vêtement supérieur. Dans un geste rageur – et pourtant sans aucun élan – Lorcan le poussa un peu trop violemment vers l'arrière, inconscient de sa force, si bien que l'humain s'écrasa telle une crêpe contre la porte d'Andromache. Détail qu'il n'avait même pas remarqué car il se jeta aussitôt à genoux sur Graham étendu sur le paillasson dans le but ultime de lui asséner plusieurs coups au visage. Des agissements d'une violence rare qui ne lui ressemblaient absolument pas mais qui étaient bel et bien en train de se dérouler dans le couloir de l'immeuble. « Tu crois être en mesure de m'interdire quoi que ce soit ? » Siffla-t-il entre ses dents d'une voix grave alors que ses yeux s'illuminaient d'une teinte bleu électrique.

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Andromache Baxter
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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Mar 10 Juil - 23:24

« Tu as fait quoi ?! » Andy dut éloigner le combiné de son oreille afin d’éviter un assourdissement partiel tant l’éclat de voix à l’autre bout du fil fut aigu. Elle mordilla le bout de l’ongle de son pouce en signe de culpabilité et de gêne, geste qui contrastait avec le large sourire sur ses lèvres. Elle était consciente qu’elle devait s’en vouloir pour ses récentes actions téméraires et irréfléchies, néanmoins la jalousie qu’elle sentait poindre dans le ton de sa meilleure amie avait quelque chose de jouissif. Comme toute représentante de la gent féminine, son embarras face à une situation hasardeuse fondait comme neige au soleil dès qu’il était question de narrer ses exploits avec un individu du sexe opposé. Son écart lui reviendrait bien vite une fois l’appel terminé, elle pouvait bien profiter de ces quelques minutes de répit. « Je n’y crois pas ! Depuis un an, tu me rabâches qu’il ne se passera jamais rien entre vous, je m’absente une semaine et là tu m’annonces que tu l’as embrassé ! » Toujours silencieuse, Andromache ferma les yeux en posant une main sur le plan de travail de la cuisine au milieu de laquelle elle se tenait. Son amie avait besoin d’exprimer son étonnement et sa fierté, elle allait la laisser faire un petit moment. Son débit de paroles l’empêchait en outre de placer le moindre mot. « Il embrasse bien ? Je suis sûre qu’il embrasse bien, ça se voit sur ses lèvres pulpeuses et, oh, Andy, je suis tellement jalouse ! Tu penses qu’il y a une possibilité pour que je goûte aussi ? Juste une fois ? » Cette fois, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase de la patience de la jeune Baxter. Elle se redressa comme si cela l’aidait à trouver la force de l’interrompre. « Molly ! » Son intonation était tranchante, sans appel, et le silence qui suivit fut la preuve que la rouquine avait capté le message. La plaisanterie avait assez duré. « D’une, je te rappelle que tu es fiancée et que tu aimes l’homme avec lequel tu vis. De deux, je t’ai expliqué que c’était une erreur, je n’avais pas l’intention de le faire, c’est juste… arrivé comme ça. Et je m’en veux, au cas où tu n’aurais pas compris. » Elle fronça le nez en reprenant l’installation de fraises sur son fond de tarte tout juste sorti du four. Oui, Miss Baxter avait fait de la pâtisserie. « Mais sur le coup tu as apprécié, non ? » Elle soupira devant la lourdeur dont faisait preuve Molly. « Pendant les trois secondes que ça a duré, oui, mais depuis je m’en mords les doigts. »

Des éclats de voix en provenance du couloir lui firent plisser le front, ce qui ne la prépara pas à la bombe qui allait suivre. « Parce que tu pensais à Lorcan ? » Un morceau de fruit échappa d’entre les doigts d’Andy qui toussota sous la surprise. Elle n’avait pas osé ? « Je ne vois pas ce qu’il vient faire dans la discussion. » Elle reçut en écho un rire moqueur qui prouva bien que même sa meilleure amie n’était pas dupe. Et pourtant, elle n’avait fait que croiser Lorcan et rares étaient les occasions durant lesquelles Andromache avait mentionné son nom ; elle avait à chaque fois dû faire preuve d’une verve particulière pour qu’elle se rende compte qu’il ne la laissait pas indifférente. Ou bien Andy était-elle restée si longtemps sans parler d’un homme que Molly avait tiré elle-même des conclusions à partir de rien ? Cette dernière option restait envisageable et apparaissait même comme étant la plus logique. Un bruit sourd contre sa porte la fit sursauter et elle en lâcha presque son téléphone. « Molly, je vais devoir te rappeler, » fit-elle sans écouter les babillements de réponse qu’elle égrainait depuis plusieurs secondes. Elle mit fin à la communication de façon quasi robotique, toute son attention déjà focalisée sur sa porte, comme si l’un des monstres de son enfance se dissimulait derrière. La démarche mal assurée, il ne lui manquait plus qu’une batte de baseball pour compléter l’attitude du défenseur de son territoire face à un oppresseur inconnu au beau milieu de la nuit. Sauf qu’il faisait grand soleil et que rares étaient les voleurs dans un immeuble dont la sécurité avait été renforcée à maintes reprises. Une voix familière fit s’envoler sa torpeur et elle se rua sur la porte pour l’ouvrir d’un mouvement vif. « Lorcan ? » demanda-t-elle d’un timbre presque timide avant que ses yeux ne se posent sur une scène dont elle se serait bien gardée d’être témoin.

« Lorcan ! » reprit-elle, cette fois avec force, tandis qu’elle s’empressait de s’interposer entre les deux fous furieux. Pour la première fois depuis bien longtemps, et guidé par un instinct qui lui était étranger, elle fit usage de son pouvoir pour s’aider à les séparer. La prise de Blumenfeld sur sa pauvre victime était ferme, enragée, très loin de ce qu’elle avait imaginé à son sujet. Lorsqu’elle eut enfin réussi à l’éloigner, elle lui jeta un regard rempli d’incompréhension avant de baisser la tête sur le second individu, qu’elle ne reconnut qu’à cette seconde. « Bon sang, Graham ! » Des larmes d’inquiétude imbibèrent ses yeux alors que ses mains se mettaient à essuyer grossièrement le sang qui empourprait le visage de son voisin. Agenouillée près de lui, elle lui redressa la tête dans un réflexe qu’elle pensait bon. Son regard sombre et teinté de tristesse se leva sur Lorcan, à la recherche d’explications qui ne vinrent pas puisqu’elle n’osait pas poser la question. Tout ce dont elle avait besoin, à cette seconde précise, n’était de toute manière pas de réponses mais bien de discrétion. Graham avait une réputation suffisamment étendue au sein de l’immeuble, il était inutile de rajouter fauteur de troubles violents à sa liste. « Aide-moi à le ramener à l’intérieur de son appartement, s’il te plaît, » le supplia-t-elle presque, sachant pertinemment qu’elle en demandait beaucoup à l’un comme à l’autre. Elle souhaitait juste que la vieille voisine ne vienne pas y mettre son grain de sel.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Jeu 26 Juil - 21:30

Avec quel genre d’hommes pouvait bien traîner Andy ? Il était après tout en droit de se poser la question lorsqu’il voyait Lorcan, un type qu’il n’aimait pas, mais alors pas du tout. Et ce n’était pas la première fois qu’il ressentait cette sensation. A chaque fois que la belle revenait avec un autre homme – ce qui n’était pas fréquent, du moins pas à sa connaissance – il trouvait systématiquement un défaut à l’homme en question et faisait donc tout son possible pour l’éloigner de sa voisine et amie. Et pour lui, ce n’était pas de la jalousie mais de simples précautions car on ne sait jamais si un de ses petits amis étaient en réalité un militaire ou autre, donc lorsqu’il s’amusait à faire peurs à ces types ce n’était que de la protection et rien de plus. Bon, peut être y avait-il une part d’amusement il est vrai. Si la plupart des individus de sexe masculin qu’il avait gentiment fait fuir s’étaient révélés inoffensif il voyait en Lorcan une menace réelle, mutant ou pas. Et il devait à tout prix éviter qu’il s’approche d’Andromache. Mais c’était là une chose plus facile à dire qu’à faire car ce type était résistant et ne semblant pas intimidé plus que ça ce qui était plus que vexant. Il ne fut même pas tenté d’abandonner lorsque Graham lui fila un bon coup dans l’abdomen ce qui renforça encore une fois sa théorie du mutant. Ce dernier devait sans aucun doute bosser pour le maire, il devait avoir une puce et d’une façon ou d’une autre il avait réussi à démasquer la brunette, il avait compris qu’elle était elle aussi une mutante. Tout comme son pouvoir devait être de ne pas ressentir la douleur ou quelque chose comme ça, c’était la seule explication – l’idée qu’il n’avait pas frappé suffisamment fort ne vint même pas lui effleurer l’esprit tant cette idée était ridicule, il avait mis du cœur lorsqu’il lui avait asséné ce coup. - Et il trouvait en plus le moyen de faire le malin. Si c’était tout ce qu’il avait ? Non et il allait bientôt le découvrir, tant pis pour la voisine il trouverait bien un moyen de l’embrouiller, il trouvait toujours. Mais le temps de trouver la répartie idéale avant de lui refiler un bon coup au visage, c’était lui qui venait de s’en prendre un. Pas assez sur ses gardes voilà que Lorcan venait de jouer les durs avec un coup de boule dont il se souviendrait longtemps. Il devait avouer l’avoir légèrement sous estimé, de plus il ne lui laissa même pas le temps de souffler qu’il le poussa, Graham perdit l’équilibre et se cogna contre une porte et se retrouva à terre en moins de deux. Et en plus de ça, il avait –semble-t-il - le dédire de l’achever, c’est ce qu’il en conclut en le voyant se jeter sur lui, avec un regard de fou furieux. «D’accord je t’ai sous-estimé, mais ne crois pas que c’est gagné pour autant… »

Sa tête qui était appuyée contre la porte tomba soudainement lorsque cette dernière s’ouvrit brutalement. Il leva les yeux pour voir Andy, il n’avait pas besoin d’elle pour être sauvé mais au moins il était certain de retrouver un peu ses esprits sachant qu’il ne ferait rien en présence de la jeune femme. Enfin ce n’était pas si sûr car il était toujours agrippé fermement à Graham, il l’avait vraiment énervé constata-t-il. Puis sans comprendre comment, il se sentit relâché et Lorcan n’était plus si près de lui et il ignorait par quel miracle. Il leva les yeux vers Andromache qui s’occupa enfin de lui puis lui murmura «c’est toi qui as fait ça ? » Il n’allait pas lui demander si c’était son pouvoir, il ne voulait pas lui faire peur mais il lui donnait là l’occasion d’enfin lui révéler sa véritable nature, chose qu’elle avait toujours refusée jusqu’à présent. Il se laissa ‘soigner’ puis tenta de se relever seul, ce qu’il arriva à faire tant bien que mal grâce à ce qu’il avait perçu comme une menace lorsque son amie avait demandé à Lorcan de l’aider à l’emmener jusqu’à chez lui. Non merci. Son premier reflexe une fois debout ne fut pas de rentrer chez lui mais bien de faire un second round avec Lorcan, il l’agrippa aussitôt par la chemise mais hésita à le frapper. Pas devant Andy. «Andy, ce type est une menace. » Il se tourna ensuite vers sa voisine et relâcha le grand aussi vite qu’il s’était jeté sur lui. «Tu as vu ce qu’il m’a fait, ce n’est pas quelqu’un de bien… » Bon il rajoutait un petit peu, il n’avait pas précisé que lui aussi l’avait frappé « Je veux te protéger, c’est tout. »
Enfin elle ne penserait peut être pas la même chose si elle savait qu’il lui avait menti depuis le début mais pour l’heure il souhaitait surtout faire passer cet intrus pour un véritable enfoiré et c’était tout ce qui comptait.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Jeu 9 Aoû - 23:15

Il n'avait définitivement aucune raison de se tenir là. De toute évidence, il n'était pas le moins du monde à sa place ici. Lorcan avait passé suffisamment d'années sur Terre pour remarquer un malaise lorsqu'il y en avait un. De plus, Graham ne se gênait pas non plus de son côté pour lui exprimer toute sa rancœur la plus profonde, cet homme ne l'aimait apparemment pas et il ne fallait pas être un expert en comportements humains pour le réaliser. D'ailleurs, il ne comprenait pas vraiment d'où pouvait provenir toute la haine qu'il semblait contenir en lui à son égard. Ils n'avaient jamais été proches d'une quelconque manière, à part quelques paroles rapides ils n'avaient pas non plus eu de grandes conversations ensemble, alors pourquoi le détester à ce point ? Andromache était la seule raison plausible de cette animosité presque gratuite, enfin plus maintenant. Si jusqu'à présent il était passé à côté de ce détail, aujourd'hui il réalisait enfin l'amour que Graham éprouvait pour sa voisine. C'était flagrant, voire même dégoûtant tant cela crevait les yeux. Cet espèce d'humain aux hormones tiraillées – et en effervescence – était tout simplement amoureux de la douce Andy. Et tel l'animal indiscipliné qu'il était, il pensait pouvoir ouvertement marquer son territoire sur elle en passant par la violence, même si ses menaces ne marchaient vraisemblablement pas sur lui. De toute manière, la jolie brune ne semblait pas être de celles qui s'offraient à n'importe qui, n'importe quand. Dommage pour Graham qui pensait très certainement avoir une sorte de passe-droit sur elle, le faisant ainsi passer en priorité. Sauf que présentement, le cas du « premier arrivé, premier servi » ne s'appliquait pas. Du moins, il l'espérait. Cependant quelques doutes persistaient. A en juger par la vive réaction de la jeune femme – à cause de qui tout ceci s'était produit – il y avait fort à parier qu'elle était sur le point de prendre parti en faveur de son voisin adoré. La situation pouvait bien ressembler à ce qu'elle voulait vue de l'extérieur, Lorcan savait parfaitement ce qui était juste et ce qui ne l'était pas. Et ses coups n'étaient absolument pas gratuits, Wade les avait amplement mérités. Il n'avait rien à prouver à personne sur cette planète de dégénérés absolus qu'il cherchait vainement à sauver de leur propre cupidité. Leur individualisme lui déplaisait grandement, surtout quand – comme maintenant – ce dernier l'affectait directement. Ce n'était déjà pas simple, à la base, d'être un alien parmi les humains. Cela l'était encore moins d'être un alien déguisé en humain, rejeté par ce qui en apparence était supposé être ses semblables. Même si personne entre ces murs ne ressentait sa réelle différence, devait-il comprendre par le biais de toutes ces réactions en chaîne excessives qu'il n'était pas le bienvenu dans ce monde, qu'importait sa forme ?

La porte s'ouvrit, laissant alors apparaître Andy dont il ne remarqua même pas la présence, bien trop pris dans son agressivité. Néanmoins, il consentit à détacher son attention du jeune homme lorsqu'elle le tira vers l'arrière pour le faire lâcher prise, en utilisant une force plutôt impressionnante pour un petit brin de femme comme elle. Il ne releva pas spécialement, même si instinctivement l'information s'était elle-même casée dans une petite partie cachée de son cerveau afin d'être analysée plus tard, à tête reposée. Les explications de Graham le firent sourire d'amusement, sa médiocrité le distrayait plus qu'elle ne le dérangeait ou l'agaçait. En réalité, il avait énormément appris au contact de cet homme en un temps record et étrangement court. Tout chez lui respirait la banalité et le cliché ambulant, à lui seul il représentait une belle caricature que lui-même et les siens se faisaient des humains de tout là-haut. Toutefois sa joie disparut lorsque le mutant sembla vouloir engager un second round avec lui. Mais fort heureusement, il abandonna aussitôt sa tentative. Sage décision.
« Non, » répondit-il finalement et simplement à la jeune femme tout en replaçant soigneusement sa chemise à l'intérieur de son pantalon. Après s'être battus comme deux beaux chiffonniers, les deux hommes avaient bien piètre allure. « Tu parles de menace comme si tu comprenais le sens de ce mot, » lança-t-il à l'attention de Graham. « Sauf que tu ne sais rien, » trancha-t-il ensuite d'une voix sèche. S'il pensait pouvoir l'évincer de sa vie aussi facilement, il se mettait le doigt dans l’œil. « Avec moi, Andy ne risque rien. Tu penses pouvoir lui fournir une certaine forme de protection alors que c'est tout l'inverse que tu es en train de faire. » Malgré sa mâchoire serrée, les mots qu'il prononçait s'échappaient d'entre ses lèvres avec une douceur presque caressante. Durant tout l'échange, ses yeux clairs ne s'étaient pas une seule fois détournés d'Andy. Mais il dut malgré lui mettre un terme à ce contact visuel en baissant la tête dans un soupir las avant de faire un pas vers l'arrière. « Je ne m'excuserai pas auprès de lui, » reprit-il subitement. « Tu es la seule à qui je dois présenter mes plus plates excuses. » Il leva la main, les jointures de ses doigts étant encore abîmées, qu'il passa délicatement le long de la joue de son amie dans un geste d'une extrême douceur. « Je suis désolé de ne pas avoir respecté ton silence pourtant évocateur. » Sans même adresser un seul regard en direction du troisième protagoniste, Lorcan tourna les talons et commença à s'éloigner lorsque la porte de la voisine curieuse s'ouvrit une nouvelle fois. « Je vais appeler la police si ça continue ! » Meugla-t-elle un peu trop fort après avoir entraperçu le visage de Graham. A la manière d'un félin d'une exceptionnelle agilité, l'alien parcourut en quelques enjambées seulement les centimètres qui le séparaient de la bonne-femme. Une main posée sur l'encadrement de la porte, il se pencha légèrement vers elle dans le but de plonger son regard translucide dans celui, certes plus terne, de la vieille dame. « Vous allez gentiment refermer cette porte avant de retourner à vos occupations ô combien captivantes en oubliant tout ce que vous venez de voir. » Ses paroles avaient été soufflées tel un murmure chuchoté au creux d'une oreille endormie. Les deux jeunes gens n'eurent pas l'occasion d'entendre ce qui se disait non loin d'eux. Les yeux de la voisine semblèrent se perdre un court instant dans la contemplation du visage de l'inconnu qui se tenait devant chez elle, puis elle se décida finalement à sourire largement tout en refermant lentement la porte de son appartement. Dans une expiration forte et prolongée, Lorcan pivota légèrement en direction des deux amis qu'il fixa intensément avec une expression insondable sur le visage avant de leur tourner le dos et de partir sans rien ajouter de plus.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Ven 10 Aoû - 1:51

Les ennuis, Andy les fuyait à grandes enjambées depuis qu’elle était en âge de comprendre le fardeau que représentait son code génétique. Elle se remémorait avoir fait preuve d’un tempérament vif et de s’être abonnée aux problèmes lorsqu’elle était enfant, mais elle ne comptait aucune sortie de route depuis ses quinze ans révolus. Elle filait droit, elle se fondait dans le décor, et tout allait pour le mieux. Elle se tenait à l’écart de tout ce qui pouvait, de près ou de loin, lui portait préjudice. Cela expliquait, en partie, sa tendance à ne pas oser s’attacher à un individu de sexe masculin, à les faire directement entrer dans la zone des amis, où chacun était en sécurité ; ainsi elle ne risquait pas d’être blessée ou de faire du mal à quelqu’un pour qui elle éprouvait de l’affection. Elle avait adopté cette philosophie qui rendait sa mère – qui, pourtant, était la mieux placée pour comprendre ce choix – et sa meilleure amie complètement folles, elles qui souhaitaient avant tout son bonheur, et ne l’avait jamais remis en question. Du moins, elle ne l’avait pas fait depuis des années, une rencontre avait chamboulé sa vision des choses, de son avenir. Elle avait baissé sa garde une seconde de trop et s’était heurtée à un épais mur de déception. Parce que, cette fois, c’était elle qui n’avait pas respecté sa place de simple amie, c’était elle qui s’était éloignée des sentiers battus, et c’était elle qui avait le plus perdu dans l’histoire. Les hommes étaient des individus compliqués – bien plus que les femmes, qui avaient pourtant la réputation d’être originaires d’une planète lointaine pour les représentants du sexe soi-disant fort – et impossibles à gérer. Sa position sur la question n’était pas près de changer, au contraire, la situation au beau milieu de laquelle elle était désormais plongée ne faisait que renforcer son sentiment selon lequel pour vivre mieux, il fallait vivre sans sentiment amoureux. Et ce quelle que fût la nature profonde de l’amour en question.

Toujours accroupie auprès de Graham, les yeux marron d’Andy passaient de l’un à l’autre avec une vitesse folle qui lui donnait presque le tournis. C’était insensé. Tout cela n’avait aucun sens. Comment deux hommes qui se connaissaient à peine pouvaient en venir à se haïr au point de se faire physiquement du mal ? La réponse était l’évidence même mais son humilité, ou bien était-ce sa bêtise, l’empêchait de la voir. Elle ne pouvait envisager, ne serait-ce qu’une seule minute, que deux êtres humains étaient en mesure d’en venir aux mains pour elle. Pour elle. Cette idée était ridicule, tout comme l’étaient leurs comportements respectifs de mâles dominants. De quel droit se définissaient-ils en protecteurs ? Qui diable avait pu leur mettre en tête qu’elle avait besoin d’un ange gardien ? Elle était une grande personne, elle n’avait pas besoin de chaperon et elle était dans la meilleure position pour décider ce qui était bon ou non pour elle. Elle, et elle seule, était le capitaine de sa destinée. Heureusement pour Graham qu’il était déjà en piteux état puisqu’elle eut envie de le gifler d’oser prétendre vouloir son bien alors qu’il agissait en totale contradiction avec ce qu’elle désirait. Lorcan ne récoltait pas non plus de bons points. La condescendance qui transparaissait dans sa voix causa un long frisson le long de sa colonne vertébrale. Elle souhaitait, du plus profond de son âme, leur hurlait qu’ils ne comprenaient rien à ses besoins, qu’ils étaient de parfaits imbéciles misogynes et égocentriques. Ils prétendaient agir en son nom là où seuls leurs orgueils entraient en ligne de compte. Elle aurait dû se sentir flattée – quelle femme n’aurait pas apprécié de déchaîner les passions de deux individus aussi bien charpentés ? – mais en les regardant à tour de rôle, elle n’éprouvait rien d’autre que de la honte. Ils en étaient arrivés là par sa faute, et même si elle ignorait ce qu’elle avait fait pour mériter cela, elle en prenait l’entière responsabilité. La brunette se remit debout afin de faire face à Lorcan, ses traits tirés par la colère s’adoucirent instantanément au contact de ses doigts sur sa joue. Elle oublia momentanément le reste de la scène, hypnotisée par ses yeux bleus et le son de sa voix. Son cœur manqua un battement à l’écoute de la raison de ses excuses. Il n’était pas désolé d’avoir frappé Graham, il l’était d’être venu la trouver chez elle. Elle ne voulait pas de ce retournement, elle souhaitait le voir se retourner et lui avouer qu’il ne partirait pas avant d’avoir partagé tout ce qu’il avait sur le cœur.

Elle ouvrit la bouche pour le retenir mais la vieille voisine fit encore des siennes en pointant le bout de son nez là où personne ne l’attendait.
« Lève-toi, » intima-t-elle à Graham pour rendre la scène moins anormale. Elle passa un bras sous le sien pour l’aider à se remettre sur pieds et, au moment où elle relevait la tête pour rappeler Lorcan, elle croisa son regard qui lui intima de ne rien en faire. Un voile de tristesse passa sur son visage, qui reprit dans la seconde suivante un air déterminé tandis qu’elle raccompagnait son voisin jusque dans son appartement. « Je ne veux pas entendre un mot sortir de ta bouche, » le prévint-elle une fois la porte franchie. Elle refusait d’écouter un pamphlet sur Blumenfeld auquel elle ne croirait de toute manière pas. Certes, Graham avait été la plus grande victime dans cette histoire, toutefois elle était consciente qu’il ne devait pas être tout blanc ; Lorcan n’aurait pas démarré les hostilités sans une attaque de sa part, de cela elle était certaine. Elle ne voulait pas non plus qu’il lui explique, encore une fois, qu’il avait fait cela pour elle. « Vous autres, les hommes, êtes les créatures les plus stupides qui peuplent cette planète. » Elle le fit s’asseoir sur son canapé – elle aurait pu le ramener chez elle mais c’aurait été prendre le risque de le voir mettre du sang sur ses meubles – et lui intima de garder la tête en arrière pendant qu’elle allait chercher de quoi nettoyer les plaies. Elle jeta son dévolu sur les outils les plus efficaces, et également les plus douloureux, et revint dans le salon. Elle comptait bien lui faire comprendre qu’elle ne prenait pas son parti, elle l’aidait simplement parce qu’elle était son amie et que c’était ce que les amis faisaient. Cela ne signifiait en rien qu’elle cautionnait ce qu’il avait pu dire ou faire. « Tu es un idiot, Graham, » reprit-elle, sur un ton nettement plus doux, en prenant place à ses côtés sur le canapé. Lointains étaient les souvenirs de cette soirée durant laquelle ils avaient échangé un baiser, à cette même place. Il semblait que cet événement leur était arrivé dans une autre vie. Et maintenant plus qu'à n'importe quel moment elle regrettait cet instant de faiblesse.

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MessageSujet: Re: Fuck the pretending, this is my reality. [R.]   Sam 25 Aoû - 18:46

Il regrettait d’avoir mis les pieds hors de son appartement car visiblement, maintenant, tout le monde lui en voulait. Enfin, pas tout le monde juste deux personnes dont un qu’il ne pouvait supporter. Pourtant il ne voyait toujours pas en quoi il avait mal agit car il avait simplement pris l’initiative de protéger Andy et en quoi était-ce mal ? Bon son erreur avait sans doute été de s’attaquer au grand sans avoir la moindre preuve de sa culpabilité mais Graham s’était simplement fié à son instinct qui ne le trompait jamais. Ou quasiment jamais. Même maintenant alors qu’il était à terre il était toujours sûr de lui et pensait – naïvement, certes – que d’avoir été frappé par Lorcan était bien signe que quelque chose ne tournait pas rond. Ah, il était certain de l’avoir coincé et ce dernier s’étant senti menacé avait du riposter pour le faire taire tout cela était logique désormais et alors qu’il était toujours à terre tout en essayant de perdre le moins de sang possible – alors qu’il n’avait rien de bien grave en réalité – il se mit à sourire en pensant que c’était gagné et qu’il passerait pour un héros aux yeux de son amie et voisine parce qu’il avait démasqué cet individu. Sauf que non. Apparemment, même après ses explications afin de faire comprendre que ce Lorcan était une menace, ce dernier trouva le moyen d’embrouiller la jolie brune avec ses belles paroles. «Bien, parce que je n’accepterais aucune excuse de ta part » lança-t-il doucement, chose qui passa totalement inaperçue puisqu’il était déjà en train d’embobiner Andromache. Graham poussa un soupir, agacé d’être soudainement devenu invisible il devait également prendre sur lui pour ne pas pousser Lorcan dans les escaliers lorsque ce dernier osa poser la main sur la brunette. Et alors que la voisine pointa à nouveau le bout de son nez, il se dit qu’il devrait peut être changer de tactique étant donné qu’il était en train de passer pour le méchant de service. Il devait au plus vite redevenir le gentil aux yeux de son amie. Mais impossible de rester calme alors qu’il était toujours là et fort heureusement après avoir raconté on ne sait quoi à la voisine, ce dernier se décida enfin à partir ce qui donnait l’occasion à Graham d’exercer ses talents de comédien en jouant à la pauvre victime qui était en train de souffrir.

Malheureusement pour lui, Andy ne semblait pas être d’humeur à jouer à la douce et gentille infirmière ou du moins pas avec lui. Il l’avait compris tout seul, comme un grand en partie grâce aux indices donnés par la jeune femme notamment lorsqu’elle lui avait demandé de ne pas ouvrir la bouche. Un peu vache mais il allait encaisser et ne surtout pas répliquer comme une promesse qu’il lui avait faite car il ne voulait surtout pas l’énerver d’avantage et ce, pour deux raisons : il voulait retrouver son amie car pour l’instant il avait le sentiment de l’avoir perdue depuis que le grand était partie mais également parce qu’il avait sérieusement besoin d’elle pour être soigné. La question était de savoir combien de temps allait-il tenir sans parler. Serait-il capable de ne pas en rajouter une couche au sujet de Lorcan ? Difficile à dire.
Néanmoins, l’atmosphère sembla s’améliorer lorsqu’elle le traita d’idiot – il n’allait pas chercher à contester. Il soupira et ce fut presque insupportable de ne pas s’empresser de lui dire que ce n’était pas de sa faute, qu’il voulait la protéger, non il devait adopter sa nouvelle technique et agir comme le gentil.
«Je sais. » fit-il en fixant la jeune femme «J’ai été stupide et j’ai dépassé les bornes.» Il en était malade de prononcer ces mots. «Mais… » Il ne pouvait pas résister «Il n’a pas été tendre non plus avec moi. » Il se força et se mit à sourire afin de montrer à son amie qu’il plaisantait alors qu’en réalité il était toujours en train d’accuser Lorcan.
Il n'osa rien ajouter de plus, à quoi bon ?



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