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 DRAKE ▲ if you'd been a dog, they would've drown you at birth

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Grant Deverell
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MessageSujet: DRAKE ▲ if you'd been a dog, they would've drown you at birth   Jeu 10 Mai - 22:00


Drake Masterson
vingt-huit ans ■ Canadien ■ il fait tout ce qui peut lui rapporter de l'argent. Absolument tout ■ célibataire

" So knives out - Cook him up - Squash his head - Put him in the pot "


    MY ANGEL LIES TO ME AND TELLS ME I'M DREAMING.

      VIE SOCIALE :
      Il est extrêmement difficile de parler de « vie sociale » dans le cas de Drake puisqu’il possède cette fâcheuse tendance à détruire tous ceux qu’ils touchent. Ses relations – en dehors de celles d’affaires – sont toujours de courtes durées, parce qu’il est incapable de s’ouvrir à quelqu’un mais également parce qu’il n’a rien à partager. Son manque de souvenirs remontant au-delà de la dernière année écoulée est un handicap qu’il tente d’effacer à coup de remarques qu’il imagine intelligentes mais qui sont le plus souvent déplacées – et stupides. Il ne se connait aucune limite et ignore donc quand il franchit celle de ses interlocuteurs, ce qui a le don de le faire passer pour quelqu’un d’insupportable, voire même de carrément « lourd ». Bien entendu, il se fiche éperdument d’ennuyer son monde, au contraire, il prend un malin plaisir à pousser les gens à bout simplement parce que cela l’amuse. Pour ne rien ajouter à son cas, les nombreux médecins qui l’ont ausculté ont diagnostiqué chez lui une forme de schizophrénie qui va bien au-delà du simple fait de se parler à lui-même ; il existe réellement une personnalité enfouie en lui, qui ne s’exprime jamais aux autres êtres humains mais qui, Drake en est certain, détient des informations sur son passé que sa personnalité « extérieure » ignorent. Il a beau le nier, la recherche de sa vie d’avant tient une place importante dans son quotidien, plus que n’importe quoi d’autre. Ainsi, il vendrait le plus proche de ses « amis » à quiconque lui intimerait savoir d’où il vient. Il a conscience de ne tenir de place importante chez personne, par conséquent il se doit de se faire passer avant le reste du monde ; le concept de loyauté lui est donc évidemment étranger. Il suit la voie de l’argent et non de l’affection, il est donc indigne de confiance. S’il est incapable d’être psychologiquement en phase avec un autre être humain, il est entièrement disposé à offrir son corps le temps d’un coït ou deux à quiconque possède un corps attractif. Son pouvoir le protège des blessures et des maladies, il n’a rien à craindre en ce bas monde et vit chaque jour en reconnaissant ce don qui lui a été confié.

      CAPACITÉS :
      Résultat de l’une des premières expériences tentées sous le régime de Conrad, Drake a été doté d’un facteur de guérison qui lui permet de soigner n’importe quelle blessure que quelqu’un – ou que lui-même – lui infligerait. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour pouvoir régénérer des tissus endommagés par des blessures par balles ou encore de graves brûlures ; il a même poussé le bouchon jusqu’à se couper un bras pour vérifier que celui-ci repousserait, ce qu’il a bien heureusement fait, monnayant une demi-journée et une douleur inhumaine. Il ne lui a guère fallu longtemps pour s’habituer à ce don et il serait impossible pour lui de vivre sans, tant il frôle le danger au quotidien à cause de son inconscience. S’il n’est pas poursuivi par des individus qui veulent le voir mort, il risque à tous les coups un accident ou une mésaventure qui lui coûterait un membre. Ce pouvoir n’a fait qu’accroître son penchant téméraire, ce qui n’a pas que des désavantages puisqu’il s’est jeté corps et âme dans l’apprentissage des arts martiaux et l’utilisation d’armes en tous genres – cours payés par ses employeurs. Il est désormais devenu un tueur expérimenté, même si les apparences ne jouent pas en sa faveur. Son endurance, sa force et son agilité nouvellement apprises, couplées à son manque de peur en font un adversaire redoutable. Seuls ses problèmes psychologiques l’empêchent d’être LE meilleur dans son domaine.

      RECENSEMENT : OUI [x] NON [ ]
      Drake est une création du gouvernement, il a été recensé d’office dès que ses yeux se sont rouverts sur sa nouvelle existence. Cela ne lui pose par ailleurs aucun problème puisqu’il n’est personne. Il n’a aucune famille, aucun proche à mettre en danger en s’exhibant de la sorte. S’il doit tout aux scientifiques à la solde du maire, cela ne signifie pas qu’il lui a prêté allégeance, au contraire ; Masterson se sent plus d’affinités avec les siens et ne se plie aux exigences de ses supérieurs que pour l’argent mais également pour s’assurer une certaine sécurité. Avec eux, il n’est pas que physiquement intouchable, ils sont responsables de son sort et veillent sur lui au cas où il dépasserait les bornes – ce qui lui arrive souvent. Son tempérament lui permet d’esquiver les missions les plus périlleuses, il possède en effet une certaine réputation au sein des forces de l’ordre et de la milice secrète du Maire, qui savent pertinemment qu’il n’est pas l’être le plus digne de confiance. Ils sous-estiment sa faculté de se jouer d’eux, ce qui facilite encore plus son quotidien. Aux yeux de tous, Drake Masterson est une menace qui peut être et qui est contrôlée. Ils oublient que son trait de caractère principal est l'imprévisibilté.




    AM I A GIFT ? AM I A CURSE ?
    Il est dyslexique ▽ Il n'est pas pudique pour un sou, il est même plutôt exhibitionniste ▽ L'alcool, les substances illicites ne lui font aucun effet à cause de son pouvoir, à son plus grand désarroi ▽ Sa notion du bien et du mal est sujette à controverse ▽ Il possède un humour qui n'appartient qu'à lui ▽ Il n'a jamais de "jours sans", il semble constamment de bonne humeur ▽ Il adore les dessins animés et les telenovelas ▽ Son plus grand rêve serait de tourner dans un porno, mais on lui a dit qu'il s'agissait d'un milieu très fermé ▽ Il lui arrive - souvent - de payer des prostitué(e)s sans passer à l'acte, juste pour parler ▽ Il est en effet trop bavard et agace la plupart des gens avec qui il reste en contact plus de cinq minutes ▽ Il n'en demeure pas moins attachant ▽ Presque ▽ Il déteste les hôpitaux ▽ Il est très sensible aux changements de lumière intempestifs, qui le rendent encore plus fou qu'il ne l'est déjà ▽ Il imite toujours l'accent des gens à qui il s'adresse, c'est un tic qu'il ne maîtrise pas ▽ Son dossier indique qu'il est originaire du Canada mais il n'éprouve aucune sympathie à l'égard de ce pays ▽ Il adore les pancakes, tant les manger que les préparer ▽ Malgré les apparences, il est très bon cuisinier, il n'a juste pas la patience de mijoter de bons petits plats ▽ Il se sent obligé de s'arrêter devant tous les miroirs qu'il croise ▽ Son appartement lui sert avant tout d'endroit pour exposer ses armes, il passe très peu de nuits chez lui ▽ Il préfère les hôtels ou l'appartement de Harry ▽ Il survit de menus larcins et vit comme s'il ne gagnait pas d'argent ▽ En réalité, il place tous ses salaires sur un compte secret, dans l'attente qu'il en ait un jour besoin ▽ La technologie n'est pas son fort mais il prend un malin plaisir à toucher aux gadgets de Harry sans son accord ▽ Drake n'est pas son vrai prénom, ses papiers indiquaient qu'il s'appelait Jacob. Il a toutefois changé le jour de sa "renaissance" officielle, parce qu'il devait en être ainsi ▽ Il ne s'en souvient pas mais c'était le surnom qu'il s'était choisi durant son adolescence, après avoir quitté les siens et s'être installé à San Antonio



    I DON'T HAVE ANYTHING TO HIDE.
      AVATAR : Justin Chatwin.
      PSEUDO : Madame Barton-Wilson.
      Où avez-vous connu le forum ? Dans mon cul, sous l'tatouage Hello Kitty, trop mignon, hein ?
      What else ? Nespresso.



Dernière édition par Drake Masterson le Dim 10 Juin - 23:33, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: DRAKE ▲ if you'd been a dog, they would've drown you at birth   Jeu 10 Mai - 22:01

    A STORY THAT WILL TORTURE YOUR THOUGHTS BY DAY AND POISON YOUR DREAMS BY NIGHT.


I feel nothing as it courses up my arms in position of the worms
Up, up through my heart and to my brain
I’m a big slab of basic combination cut out chopped liver on the block

My heart’s still pumping

« Monsieur ? Monsieur Masterson, si vous m’entendez, serrez ma main. »
« Ne lui serre pas la main, elle a peut-être des mycoses. »
La bouche pâteuse, le patient ouvrit un œil, puis l’autre, ce qui eut pour effet de réveiller la totalité de ses sens. L’odeur de désinfectant, le bip ininterrompu du moniteur, le blanc omniprésent et ce goût de plastique sur la langue ; il ne fallait pas sortir d’une faculté de l’Ivy League pour tirer la conclusion qu’il se trouvait dans une chambre d’hôpital. Ou quelque chose du même style. La seule différence résidait dans la tenue, plutôt l’uniforme, de la femme qu’il avait d’abord pris pour une infirmière. Tout de noir vêtue, elle avait le visage fermé d’une professionnelle dénuée de toute forme d’empathie. Son premier réflexe fut de lui demander où il se trouvait, qui elle était et, question plus pertinente encore, qui il était. Toutefois une voix en provenance des tréfonds de son esprit lui intima le contraire. L’étrangère céda sa place à une brunette plus jeune et au visage beaucoup plus avenant. Elle lui sourit avec affection et plaça sa main par-dessus la sienne.
« Comment vous sentez-vous, Jacob ? » Il savait qu’elle s’adressait à lui mais ne réagit pas, il ne reconnaissait pas ce prénom, ni le nom qu’elle avait prononcé avant qu’il n’ouvrît les yeux. Il se sentait parfaitement bien, il ne sentait d’ailleurs rien du tout, ses membres étaient dans un état de repos irréprochable. Il n’y avait que le contact de la peau de la jeune femme qui lui faisait un quelconque effet. « Tout va bien, Jacob, vous n’avez aucune raison de vous inquiéter. » Il n’était pas inquiet.

« Elle ment. Tu ne t’appelles même pas Jacob. Tu es Drake Masterson et ils t’ont fait du mal, beaucoup de mal. Il faut que tu sortes d’ici. »

La voix de la jolie « infirmière » était douce, seulement celle qui sortait de son esprit était beaucoup plus convaincante. Ses doigts se refermèrent avec brusquerie sur ceux de la brunette qui échappa un hoquet de surprise, vite transformé en un cri d’effroi qui couvrit le bruit de craquement de ses os. Aussitôt, une armada d’hommes masqués l’entoura et le força à lâcher prise ; il profita de leur attention concentrée sur la pauvre victime pour se lever, empoignant une seringue et la pointant devant lui comme s’il s’agissait de l’arme la plus létale au monde. Une dizaine de canons de revolvers furent pointés dans sa direction, ce qui lui tira un rire sardonique.
« Attendez, » fit la dame en noir en s’interposant, son regard vert rivé sur lui. « Monsieur Masterson, nous ne sommes pas vos ennemis, nous sommes ici pour vous aider. La soigneuse que vous venez de blesser était demeurée à vos côtés durant la totalité de votre coma. » Drake secoua la tête avec incompréhension. Son coma ? C’était donc de cela qu’il s’était réveillé ? Il avait supposé qu’il avait subi une grave chirurgie et qu’il ressentait les effets secondaires de l’opération. Un coma expliquait au moins pourquoi il n’avait aucune cicatrice. « En parlant de cicatrice, tu réalises que tu es à poil ? » Dans une seconde de doute, il recula d’un pas. « Des vêtements. Donnez-moi des vêtements ! » La femme échappa un soupir de lassitude. « Lâchez d’abord cette seringue, vous n’êtes pas en position de marchander pour votre survie. » Tel un félin, elle s’avança lentement dans sa direction, ne s’arrêtant qu’une fois sa poitrine en contact avec la pointe de son arme de fortune. « Un mot de moi et ces gentlemen ici présents vous transforment en passoire humaine. »

« Elle bluffe. Si tu es ici, c’est que tu as de la valeur. »
« Vous bluffez. »

L’étrangère leva les yeux au ciel, excédée. Drake n’eut que l’occasion de cligner les paupières avant de la voir attraper l’arme d’un des gardes et lui tirer dessus de sang froid, en plein torse. Alors qu’il se laissait tomber à genoux, une main sur la blessure dans une vaine tentative d’arrêter le flot écarlate, elle s’accroupit à son niveau et l’attrapa avec vigueur par la nuque. Il put sentir ses ongles pénétrer sa chair. « Pour votre gouverne, ceci n’est pas le visage d’une personne qui bluffe. » Elle relâcha son étreinte puis se redressa. Tête baissée sur le sol auparavant immaculé mais qui prenait désormais une teinte rougeâtre, il suivit des yeux ses jambes qui s’éloignaient au rythme de ses talons heurtant le carrelage. « Vous n’étiez rien, un déchet, un rebus de la société. Nous vous offrons une seconde chance et c’est ainsi que vous nous remerciez ? » Sa vue commença à se brouiller, il n’arrivait plus à respirer. Sa petite voix lui intima de tenir bon encore quelques minutes. « Qui suis-je ? » parvint-il à balbutier, à bout de forces. Un long silence précéda le bruissement de papiers en train d’être consultés. « Jacob, pas de deuxième prénom, Masterson, vingt-six ans, originaire de Winnipeg. Sans emploi, séropositif. » La douleur était si intense qu’il crut un instant qu’il allait s’évanouir ; ce qu’il aurait sans doute fait si, tout à coup, un objet n'était pas venu heurter la paume de sa main qui recouvrait sa plaie. Il lui fallut une bonne minute avant de constater que la boule informe de métal n’était autre que la balle qui l’avait pénétré quelques instants plus tôt. « Mais ça, c’était avant. » Il releva la tête sur le visage, maintenant souriant, de la femme en noire qui s’était rapprochée. Elle déposa un peignoir tout aussi sombre que son regard sur les épaules de Drake qui remonta ses mains devant lui. « Désormais, vous êtes guéri, Américain et vous travaillez pour nous. »

« Nous ne travaillons pour personne. »
« Nous ne travaillons pour personne ! » La rapidité avec laquelle il se remit sur pieds prit de court l’étrangère qui resta figée tandis qu’il l’attrapait par le menton, serrant si fort ses doigts sur sa mâchoire inférieure qu’il pouvait entendre ses dents grincer les unes contre les autres. « Je m’appelle Drake, je suis un homme libre et vous n’avez aucun droit de me retenir ici contre mon gré ! » Elle profita d’un répit dans son étreinte pour sourire malgré la souffrance évidente qu’elle éprouvait. « Tu es un animal, Drake, et tous les animaux ont un maître à qui être fidèle. » Un mauvais réflexe de la part du cobaye eut raison de la colonne vertébrale de la femme en noire qui tomba au sol comme une vulgaire marionnette à qui l’on aurait coupé les fils. L’avalanche de coups de feu ne se fit pas attendre. Le silence non plus.

« Hé, la belle au bois dormant, il est temps de se réveiller. »

*


Yes, I understand that every life must end, uh-huh
As we sit alone, I know someday we must go, uh-huh
Oh I'm a lucky man, to count on both hands the ones I love
Some folks just have one, yeah, others, they've got none

« Je suis certain de le connaître. Pourquoi est-ce que tu ne veux rien me dire ? Je sais que tu sais. Comme je sais que tu sais que je sais que tu sais. »
« J’ai arrêté de suivre à la troisième utilisation du verbe savoir. »
« J’aime pas que tu me prennes pour un con ! »
« Je ne te prends pas pour un con parce que ça voudrait dire que je me prends pour un con… »
« Joue pas sur les mots. »
« Toi, joue pas sur les mots ! »

Poings et mâchoire serrés, Drake marchait à vive allure dans les rues de San Antonio. L’aube pointait le bout de son nez et les timides rayons de soleil matinal illuminaient ses avant-bras maculés de sang. Le contraste était saisissant entre sa peau rougie et le blanc immaculé de sa chemise qui semblait n’avoir souffert de l’hécatombe qui avait eu lieu quelques heures plus tôt. Néanmoins, ce n’était pas son contrat qui le turlupinait de la sorte, il avait l’habitude de se salir les mains et il n’avait jamais éprouvé le moindre remord à arracher la vie d’un parfait inconnu – d’un parfait connu non plus, d’ailleurs. Non, il était perturbé par un visage, une apparition quasi fantomatique dont il ignorait tout. Il ne l’avait jamais vu auparavant mais il avait réussi à lui retourner le cerveau, chose que personne n’avait encore réussi, surtout sans prononcer la moindre parole, et il était entré en conflit avec lui-même dans sa tentative de retrouver d’où il le connaissait. C’était un sentiment aussi désagréable que quand il avait un mot sur le bout de la langue sans parvenir à le retrouver. Et s’il y avait bien une chose sur cette planète que Drake détestait au plus haut point, c’était de se creuser la cervelle en vain. La réflexion lui donnait presque la migraine.

Le soleil avait achevé de se lever lorsqu’il arriva devant l’immeuble où habitait la seule personne en ville qui pouvait répondre aux critères nécessaires pour être son ami – tout du moins, c’était ainsi que Drake le percevait, au plus grand malheur du principal concerné. Masterson leva une main au niveau de son visage pour faire signe à Harry qui avait sa tête du matin et sembla ne pas le remarquer. Ce n’était pas une bonne chose. Drake détestait ne pas être remarqué. Il s’avança de quelques pas avant de discerner la raison du manque de concentration de son camarade en la personne de Robyn dont-il-avait-oublié-le-nom-de-famille. Cette dernière échangea quelques mots avec Harry avant de s’éloigner dans la direction opposée. Elle non plus ne l’avait pas vu, alors qu’il n’était nullement caché. C’était louche, très louche. Faisait-il partie d’un monde parallèle invisible aux yeux de tous ? Il s’agissait de la seule explication plausible à leur comportement. Soit ça ou…
« Tu couches avec elle ? » demanda-t-il en plaçant son pied dans l’encadrement de la porte au moment où Harry, qui sursauta de surprise, la refermait. « Quoi ? » L’expression d’étonnement de ce dernier pouvait dire deux choses : petit un, il ne comprenait pas du tout ce qu’il voulait dire, petit deux, il était coupable mais tentait de noyer le poisson. « Robyn, toi, sexe ? » Drake lui emboîta le pas dans l’ascenseur – il adorait les ascenseurs, c’était intime et l’endroit idéal pour abattre quelqu’un – en recevant au passage un regard noir lourd de sous-entendus. « Elle habite chez moi, je ne vais pas coucher avec elle pour risquer de rendre les choses encore plus étranges qu’elles ne le sont, » reprit le jeune inventeur en franchissant la porte de son appartement. Masterson haussa les épaules en s’installant sur le canapé comme s’il était chez lui. Il se redressa subitement comme frappé par une idée lumineuse. « Habite chez toi, genre, tu l’as gardée ? » Harry plissa les yeux d’incompréhension. « C’est toi qui me l’a amenée et m’a demandé de l’héberger, tu te rappelles ? » Drake se releva et vint se planter devant son compagnon, scrutant longuement son visage, les sourcils froncés dans une réflexion beaucoup trop intense pour ses pauvres neurones. Bien sûr qu’il s’en souvenait, maintenant qu’il le disait. Bizarrement, cette idée ne lui semblait plus si bonne désormais ; pour une raison qu’il ignorait il avait le pressentiment que cela n’apporterait rien de bon. « Pressentiment ? Comme si l’on pouvait compter sur tes sentiments ! » Pas faux. « Harry, il faut que je te dise quelque chose d’important, » commença-t-il, l’air grave. Il se rapprocha d’un pas et l’attrapa par les épaules, les serrant entre ses doigts tachés. Il surprit une lueur d’inquiétude dans les yeux du propriétaire des lieux. « Je vais aller prendre une douche. » Le jeune Thurman lâcha un profond soupir aussi las que rassuré en se dégageant de son étreinte. « T’es con, Masterson. » Drake lui sourit en se débarrassant de sa chemise, qu’il laissa tomber au sol. Il pencha la tête sur le côté pour suivre du regard Harry qui s’occupa à préparer du café.

« Arrête de faire ton amoureux transi. »

« Pff, n’importe quoi ! »
« Qu’est-ce que tu dis ? » Drake, qui était désormais en boxer après avoir enlevé son pantalon, balaya la question d’un geste de la main avant de disparaître dans la salle de bain. Non, il n’était pas amoureux d’Harry. Il était simplement le seul ami qu’il avait jamais eu et il avait du mal à imaginer son quotidien sans sa présence.


Dernière édition par Drake Masterson le Mer 13 Juin - 0:41, édité 5 fois
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Silas Fearnley

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MessageSujet: Re: DRAKE ▲ if you'd been a dog, they would've drown you at birth   Jeu 10 Mai - 22:02

Le "What else" va tellement bien avec le dernier gif mdr heart2

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MessageSujet: Re: DRAKE ▲ if you'd been a dog, they would've drown you at birth   Jeu 10 Mai - 22:03