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 LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.

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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Ven 6 Avr - 22:14


LORCAN Blumenfeld

D’où il vient, le temps ne s’écoule pas de la même manière qu’ici ; disons simplement qu’en années humaines, Lorcan semble avoir aux alentours de 30 ans ■ Une contrée très lointaine ■ Depuis son retour sur Terre, il exerce la profession d’architecte ■ Il n’est pas marié mais entretient une relation exclusive avec une humaine

On a day like today, I looked at you
and I saw something in the way you stared into the sky.
I saw you were sick and tired of my wrong turns.
If you only knew the way I feel...
I'd really love to tell you.
But I could never seem to say the things I needed to.
On a day like today no other words would do.

    MY ANGEL LIE TO ME AND TELL ME I'M DREAMING.



      VIE SOCIALE : Si l’on devait comparer Lorcan aux siens, nul doute qu’il serait élu « le plus humain des aliens » à la majorité absolue. Il est très certainement celui qui les connaît le plus ou du moins, celui qui les a le mieux compris dans leur ensemble. Il a passé de nombreuses années sur cette planète qui n’a plus aucun secret pour lui aujourd’hui, à l’exception de l’étude en détails des spécimens, là le problème est autre. Malgré sa connaissance certaine de l’espèce, Lorcan n’a pas toujours apprécié d’interagir avec ces bipèdes étranges. Lors de la première vague de mutants, il n’a été qu’un simple observateur au premier sens du terme. Puis, bien des années plus tard, il s’est mêlé à eux pour en apprendre davantage à leur sujet. Et même si maintenant il mène une vie routinière, comme c’est le cas pour beaucoup de mortels, ce n’est pas pour autant qu’il se sent pleinement à l’aise avec tout le monde. Il n’est pas asocial mais apprécie d’être seul. Solitaire ; il s’agit probablement du trait de caractère qui le définit le mieux. Même quand il sympathise avec des gens qu’il affectionne sincèrement, Lorcan donne toujours l’impression de se satisfaire de sa solitude, comme s’il n’avait jamais vraiment besoin de personne. Il sait qu’il a un énorme travail à faire là-dessus mais il juge ses efforts déjà grandissants au quotidien pour devoir en plus faussement s’intéresser aux autres. A partir du moment où cela ne concerne pas sa mission, il ne se sent pas obligé de créer des liens avec des humains qui ne lui apporteront probablement pas grand-chose. Néanmoins, il lui arrive parfaitement de faire des rencontres de son propre gré, cela reste possible. Son expérience terrestre l’a pleinement immergé dans leur monde, cela peut s’avérer parfois amusant de se prêter au jeu. Il se surprend même à y prendre de plus en plus plaisir.

      CAPACITÉS : Sur Terre, il pourrait être qualifié de mutant lui aussi étant donné les quelques capacités inhumaines qu’il possède et qui ne peuvent être délivrées par Mère Nature, à moins d’avoir un parent lui aussi mutant. Il n’a pas l’impression d’appartenir à une caste différente lorsqu’il se trouve sur sa planète car tout le monde y possède les mêmes dons ; bien que la maîtrise aille de paire avec le poste occupé dans la hiérarchie. Le pouvoir qu’il utilise le plus ici est très certainement l’hypnose, mais à faible échelle, il ne s’agit pas de retourner les cerveaux de tous les humains. De toute manière, ses supérieurs n’ont jamais ordonné une telle chose. Cependant, il lui arrive parfois de contrôler l’esprit de certains individus lorsque sa couverture est en danger. En aucun cas, il ne s’amuserait à détériorer les fonctions d’une personne gratuitement et encore moins dans une démarche agressive. D’un point de vue humain, sa force est très nettement supérieure à la normale terrestre mais, comme pour tout, il ne l’utilise que si cela est nécessaire. Son savoir est plus important, sa mémoire est impressionnante, son intelligence ne peut être mise en doute. Il discerne les choses avec une telle facilité que beaucoup le jugent ailleurs ou sur son petit nuage. Pour finir, son enveloppe corporelle se régénère d’elle-même mais suivant l’ampleur de la blessure, la durée de guérison varie et peut donc mettre plus de temps à s’effectuer. La première remarque que s’est fait Lorcan en arrivant ici, c’est que le processus organique est toujours plus long. Le temps ne s’écoulant pas de la même manière et l’environnement différant en tout point, ses aptitudes sont moins importantes ou n’ont pas toujours l’effet escompté. Il le sait, ce corps est un fardeau, il l’affaiblit et le ralentit.



    AM I A GIFT ? AM I A CURSE ?



    → Son enveloppe corporelle lui a permis de découvrir des sensations qu’il ignorait, comme le toucher dont il est secrètement friand. → Il adore particulièrement qu’on glisse quelques doigts dans ses cheveux. → Vice ou simple besoin de connaître de nouvelles choses, il s’est mis à la cigarette lors de son retour sur Terre il y a un an. → Il avoue volontiers trouver les humaines attirantes, finalement. Surtout les brunes. → Il ne comprend toujours pas comment il peut exister autant de dialectes sur une seule planète, mais cela ne l’a pas empêché d’apprendre plusieurs langues qu’il maîtrise maintenant à la perfection ; l’anglais, le français, l’espagnol et le russe. → Bien qu’il n’ait aucune affinité avec eux, les animaux ont tendance à le coller. → Il est toujours très apprêté. → Dormir est un véritable plaisir pour lui, même s’il regrette de ne pouvoir rêver. → Il fait partie de ces individus maniaques de la propreté. → Il n’est d’ailleurs pas très écolo car il prend au minimum deux douches par jour. → Sa nature de solitaire l’a poussé à se déplacer en deux roues. → Même s’il trouve que l’intelligence humaine laisse à désirer, il prend plaisir à s’amuser avec leurs technologies qui ont clairement évolué depuis sa première visite. → Il passe toujours à côté des sarcasmes et de l’ironie, ce qui le rend parfois un peu naïf. → Il a fauté de nombreuses fois. On leur a interdit de copuler avec cette espèce mais étant donné le nombre d’années qu’il a passées ici, il n’a pas toujours écouté les conseils des anciens. → A dire vrai, il a recommencé dès son retour sur Terre. Il ne se sent pas coupable pour autant.


    I DON'T HAVE ANYTHING TO HIDE.



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Dernière édition par Lorcan Blumenfeld le Mar 8 Mai - 23:26, édité 10 fois
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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Ven 6 Avr - 22:14

    A STORY THAT WILL TORTURE YOUR THOUGHTS BY DAY AND POISON YOUR DREAMS BY NIGHT.



(c) dead-alibi

Today was just another day, emotionless and stale...
Everytime I try to reach you, I always seem to fail.

And this world is fast, it's passed me by.
But you're still here and I don't know why.
You've lost your smile but we can try to bring it back to life.

« C’est lui ! »
« Je crois que notre attente a enfin payé les gars. »
« Qui ? Lui ? »
« Je suis sûr de mon coup cette fois. »
« Tu nous répètes tous les jours la même chose. »
« Nan mais là, je sais ce que je dis ! Ce mec passe souvent par là. Je l’ai croisé à plusieurs blocks d’ici la semaine dernière. Je l’ai vu de mes propres yeux ramasser sa moto que des adolescents s’étaient amusés à abîmer. »
« Il semble plutôt maigrelet mais ça ne me semble pas impossible. »
« T’as déjà vu un mec de son gabarit soulever l’arrière d’une grosse cylindrée d’une seule main ? »
« Pas un homme normal en tout cas… »
« Exact. »

Vingt-trois heures passées, dans les rues sombres de San Antonio. Lorcan marchait d’un pas pressé en direction de son appartement, tenant dans sa main un sachet en plastique renfermant des aliments que Georgia, sa petite amie humaine, l’avait envoyé acheter à la supérette du coin ouverte toute la nuit. S’il ne semblait prêter aucune espèce d’attention au petit groupe qui se tenait pourtant sur son chemin, c’était uniquement car il ne mesurait absolument pas le danger que pouvait représenter tel ou tel quartier.

« C’est quoi ton nom ? » La question était dirigée vers Lorcan mais celui-ci l’ignora totalement, poursuivant sa route l’air de rien.
« Hey petite pédale, c’est à toi que je parle ! » L’intéressé consentit à arrêter sa marche lorsque l’un des individus fonça droit sur lui pour lui arracher son sac des mains et le jeter sans ménagement au sol dans le but probable d’attirer son attention. A dire vrai, le petit nom sympathique dont il venait d’être affublé ne l’atteignait pas le moins du monde pour la simple et bonne raison qu’il n’en comprenait pas totalement le sens. Bien sûr, il savait parfaitement qu’un spécimen masculin pouvait être attiré par un semblable du même sexe, il en avait d’ailleurs déjà vu de lui-même. Mais il ne comprenait définitivement pas où se situait exactement l’injure dans ces propos et n’était pas certain de vouloir le savoir. L’alien conserva ce calme olympien qui le caractérisait tant et se contenta de tous les regarder à tour de rôle sans ciller une seule seconde.
« T’as perdu ta langue ? » Toujours aucune réponse de sa part.
« On peut t’aider à la retrouver, si tu veux. » Un grand blond, sans doute le plus jeune du clan, sortit de sa poche un couteau à la lame tranchante divinement aiguisée et l’agita sous le nez de Lorcan afin de lui faire comprendre le message.
« Vide tes poches. » Les sourcils légèrement froncés, les lèvres pincées, la présumée « victime » n’échangea pas la moindre parole, demeurant immobile les bras le long du corps. « Vide tes poches, je te dis. » Un garçon s’approcha de lui et le bouscula volontairement pour le faire réagir mais c’était peine perdue. Seulement, lorsqu’il essaya de glisser lui-même ses doigts dans sa poche, Lorcan s’empressa de capturer fermement son poignet entre ses doigts avant de lui retourner le bras pour le faire s’agenouiller devant lui, le tout dans un geste extrêmement rapide et précis. Le jeune délinquant grimaça en étouffant un gémissement plaintif, ce qui incita Lorcan à continuer davantage sur sa lancée.

Ce ne fut pas un mais bien quatre hommes qui lui tombèrent aussitôt dessus. Manque de chance pour lui, le jeune homme attaqué était le seul humain lambda du groupe, donc moins enclin à se défendre de lui-même. Tiré par l’arrière de sa veste, le grand barbu voulut s’agripper aux vêtements de son agresseur qui lui faisait face mais ce dernier ne lui en laissa pas l’occasion et lui envoya, à la place, un coup de poing en plein visage. Sous l’effet de la surprise et d’une certaine douleur – ce corps humain le rendait physiquement plus vulnérable – il se laissa traîner par terre par l’individu situé derrière lui. Sa fierté ayant été ébranlée, l’humain attaqué par Lorcan un peu plus tôt lui attrapa les bras pour l’empêcher de se débattre lorsque deux de ses potes, dans un même mouvement, le ruaient de coups au niveau de l’abdomen.
« Ils t’ont injecté une puce, hein ? » L’homme qui s’adressait à lui tendit la main vers son visage et crispa doucement ses doigts, comme s’il était sur le point de démontrer l’étendue de ses multiples talents. « C’est même sûr, t’as une putain de tête de vendu. » Plus ses doigts se recroquevillaient vers sa paume, plus la douleur qui lui traversait le corps se faisait importante. L’air semblait se raréfier mais uniquement pour lui car personne d’autre ne donnait l’impression de suffoquer. Des sons bien distincts dus à la strangulation s’échappaient de sa gorge rétrécie, signe qu’il s’étouffait. « C’est quoi ton pouvoir ? » Gesticulant dans tous les sens, comme s’il se noyait, Lorcan prononça enfin la première parole. « Je n’en ai pas. » Face à cet affront et ce refus évident d’obtempérer alors qu’il n’était pas en position de force, un autre mutant apporta sa petite touche personnelle à l’agression. Par un simple contact visuel avec lui, l’être venu d’ailleurs sentit du sang s’écouler de ses narines. « Qu’est-ce que tu cherches à prouver au juste ? » S’étonna celui qui cherchait cruellement à lui ôter tout souffle, surpris de le voir tenir aussi bien le choc. Il interrompit d’ailleurs sa manœuvre pour se pencher vers lui et l’observer plus attentivement. Plongeant ses yeux clairs dans les siens, Lorcan parvint à le soumettre à son emprise. Le jeune homme se redressa aussitôt, se saisit brusquement du couteau que tenait son ami et le planta alors sans plus de cérémonie dans le torse du mutant responsable de ses nombreux écoulements de sang qui à présent émergeaient de ses oreilles, de sa bouche, sans compter les hémorragies internes qui se multipliaient à vue d’œil. « Mais qu’est-ce que tu fous putain ? » S’écria le garçon qui venait de se faire amicalement poignarder. « C’est lui ! » Affirma un autre membre du groupe en montrant du doigt Lorcan, toujours au sol, dont le regard clair brillait d’une lueur fluorescente inhumaine. Sitôt ces mots prononcés, les yeux de l’alien se fermèrent sur la ruée d’attaques qu’il reçut de plein fouet en une seule fois. Inerte, ne ressentant désormais plus aucune souffrance, son esprit semblait avoir quitté son corps. Comme mort, il n’assista même pas au clou du spectacle destiné à lui en faire baver et préféra s’éteindre paisiblement avant qu’il ne soit trop tard. Une extinction volontaire supposée le rendre hermétique aux assauts de ses agresseurs. Il devait désormais recharger les batteries pour se remettre sur pieds. En se mettant ainsi en veille totale, il faisait le choix de ne plus être conscient du monde qui l’entourait ; pour une durée indéterminée.

***

Il n’était pas un guerrier et ne l’avait jamais été. Ici ou ailleurs, ce point là ne changeait absolument pas. Peu importait l’endroit d’où il venait et sa condition dite « non humaine », Lorcan ne s’était jamais senti l’âme d’un soldat. Sans doute semblait-il incroyablement sûr de lui aux yeux des spécimens terriens, alors qu’il n’en était rien. Il ne se connaissait pas un tempérament brave, même si sa présence sur cette planète demandait une certaine forme de courage ; bien qu’il s’agissait plus de patience à ses yeux. Dans tous les cas, il n’avait pas été formaté à sa naissance pour combattre le restant de ses jours. Et si nombreux étaient ceux qui l’ignoraient, lui le savait pertinemment. Il manquait cruellement de vaillance et de force morale face aux épreuves qui le concernaient directement. Le danger et la souffrance n’étaient que des mots parmi tant d’autres qui ne prenaient un sens qu’au moment où ils le touchaient de plein fouet.

C’était d’ailleurs peut-être cette absence de fermeté ou de détermination qui l’avait conduit tout droit dans cet établissement que l’on appelait un hôpital. Il n’accordait pas l’ombre d’une parcelle de sa confiance aux habitants de la Terre qu’il qualifiait de sauvages insoumis, et au vu des récents événements il semblerait qu’il n’avait pas eu tort de se fermer à cette espèce principalement constituée de primates. Durant toutes ces années, il n’avait cessé de chercher à déceler un comportement douteux chez tel ou tel individu dans le but de prévenir une éventuelle rébellion et ainsi éviter le pire ; comme un désir d’accroître leur prétendu pouvoir au-delà de leur atmosphère rassurante. Il comprenait seulement maintenant que les humains n’étaient vraisemblablement pas à craindre et que si jamais la situation venait à changer, le constat serait toujours le même. Les hommes étaient bien trop stupides et égoïstes pour éprouver un souhait commun de conquête supérieure. Il y avait de fortes chances pour qu’ils se soient tous entretués entre eux avant même d’engager un combat contre une autre race.

Cela faisait cinq jours que Lorcan était plongé dans un coma volontaire. Nul doute que les petites frappes de San Antonio s’en étaient données à cœur joie lorsque leur victime adorée avait subitement perdu connaissance, abandonnant alors toute chance de se relever ce soir là. Les visites répétées de sa petite amie Georgia prouvaient que son état était critique. Les médecins s’étaient montrés très défaitistes en annonçant leur diagnostic. Depuis son arrivée à l’hôpital, pas l’once d’une activité cérébrale n’avait été détectée. L’ensemble de ses « proches » – si on pouvait les nommer ainsi – avaient perdu tout espoir quant à le voir se réveiller un jour. Cela expliquait sans doute la présence d’Andromache Baxter à son chevet, en ce jour extrêmement pluvieux. Georgia étant retenue par son travail, les lieux étaient plongés dans un silence à la limite de l’angoissant. Le calme de la chambre était presque morbide et le blanc immaculé des murs donnait à l’espace une froideur impersonnelle. Derrière cette perte de la sensibilité et de la motricité, l’alien ne ressentait absolument rien, son âme avait comme quitté son corps terrestre afin de lui laisser le temps de s’en remettre. Même si ses multiples blessures s’arrangeaient au fil des jours, sa conscience ne semblait toujours pas disposée à vouloir regagner cette enveloppe vulnérable.

Cette disparition intérieure prolongée le faisait passer à côté de nombreux détails. Ces derniers temps, il s’était extrêmement rapproché de la jeune Baxter et pourtant il ignorait s’il fallait donner un nom spécifique à leurs rapports. Pouvait-on appeler cela une amitié ? Sincère et réelle ? Est-ce que les autres humains percevaient la chose ainsi ? Il n’en avait pas vraiment conscience. Cependant, la présence d’Andy près de lui ôtait tous les doutes possibles ; elle se faisait véritablement du souci pour lui. C’était évident, sinon pourquoi passer autant de fois le voir ? En une journée… A dire vrai, la douceur de ses mains caressant délicatement son visage endormi suffisait à conférer une authenticité à sa sincérité. Malgré quelques égratignures deci delà, ses traits étaient incroyablement détendus, il donnait presque l’impression d’être plongé dans un long sommeil apaisant.
« Où tu es, j’espère que tu ne souffres pas. » Après avoir prononcé ces paroles, Andy fit glisser quelques doigts sur son front puis se remit doucement debout. Elle attrapa son sac et sortit de la chambre pour se rendre à la cafétéria de l’étage au-dessus afin de se sustenter un peu.

Sitôt la porte refermée, Lorcan ouvrit précipitamment les yeux comme deux immenses billes et se redressa rapidement en position assise, le souffle court. Il porta instinctivement une main à sa gorge douloureuse alors qu’il adressait un regard circulaire aux environs. Il ne mit guère longtemps à comprendre la situation. C’est quasiment essoufflé qu’il se remit sur ses deux jambes engourdies, son corps humain était encore affaibli et légèrement amaigri. Il s’empressa de récupérer ses vêtements, probablement laissés là par Georgia, et les enfila à une vitesse impressionnante. Dans une attitude déboussolée, il quitta la chambre et regarda un peu partout avant de se diriger vers l’ascenseur le plus proche, où il se fit interpeller par une infirmière de toute évidence surprise de le voir réveillé et en pleine forme. Se saisissant de cette dernière par les épaules, il plongea son regard translucide dans les yeux étonnés de la femme qui retrouva aussitôt une allure plus détendue. Un bon quart d’heure plus tard, Andy refaisait son apparition dans la chambre… vide. Lâchant au sol son sac à la vue du lit inoccupé dont les draps avaient été lâchement jetés par terre, elle courut maladroitement dans le couloir à la recherche de son ami.


« S’il vous plaît ! » Hurla-t-elle à l’attention de la secrétaire installée à l’accueil de l’étage.
« Que puis-je faire pour vous ? » Répondit-elle doucement, un calme qui contrastait avec la panique de la brunette.
« Monsieur Blumenfeld… » Elle agita inutilement ses bras dans tous les sens pour se faire comprendre.
« Pardon ? »
« Le patient de la chambre 302 ! » Le flegme de la femme la rongeait de l’intérieur et lui donnait l’envie subite de dégager tout ce qui se trouvait sur le comptoir d’un geste rageur.
« Il s’agit d’une patiente, mademoiselle. » Reprit la secrétaire après avoir analysé son registre.
« Vous avez probablement mal regardé. Mon ami, Lorcan Blumenfeld, est hospitalisé depuis la semaine dernière. Sa chambre est la n°302. » Elle tapota nerveusement sur le bord du meuble.
« Voyons voir… » La femme, qui mâchouillait bruyamment son chewing-gum, prit le temps de la jauger du regard derrière ses lunettes arrondies avant de jeter à nouveau un œil à son cahier. « La chambre 302 est occupée par Miss Williams et ce depuis plus de deux semaines maintenant. »
« Vous vous fichez de moi, c’est ça ? »
« Je ne me permettrais pas, mademoiselle. » Dit-elle avec un sourire forcé.
« Mon ami est dans le coma depuis plusieurs jours, est-il possible que vous l’ayez changé de chambre ? »
« Pouvez-vous me répéter le nom ? » Soupir.
« Lorcan Blumenfeld. »
Nouveau soupir exaspéré. « Il n’y a aucun patient à ce nom. Je vais donc vous demander de vous en aller si vous n’avez aucune raison de vous trouver ici. »
« Vous devez forcément faire erreur. »
« Ne m’obligez pas à appeler la sécurité, mademoiselle. » La secrétaire glissa discrètement sa main sous le bureau, prête à appuyer sur le bouton, tout en dévisageant Andy telle une folle tout droit évadée de l’asile. De plus, sa nervosité et son inquiétude se lisaient sur son visage désemparé. Pleine d’incompréhension, elle se recula de quelques pas et repartit dans la chambre 302 où tous les effets personnels de Lorcan avaient été retirés. Mais elle fut interrompue par un raclement de gorge féminin lorsqu’elle entreprit de faire un pas à l’intérieur. « Vous êtes qui ? » Lui demanda une jeune fille blonde, à peine sortie de l’adolescence.

***


« Je vais ouvrir ! » Lança Georgia lorsque la sonnette d’entrée retentit. Installé dans le canapé, Lorcan acquiesça d’un faible signe de tête désintéressé, ne détachant pas son regard du grand écran collé au mur.

« Andromache ? » S’étonna aussitôt la petite brunette, les yeux plissés. Elle n’était définitivement pas résolue à l’appeler par son surnom, après tout les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas vraiment. D’ailleurs, Georgia se serait très clairement passée de cette connaissance mais Lorcan l’avait comme qui dirait pratiquement obligée. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Demanda-t-elle, sans intonation dans la voix, bien que l’envie de lui demander ce qu’elle voulait – plutôt – lui taraudait l’esprit.
« Je viens voir Lorcan. »
« Ah bon ? » S’impatienta-t-elle, gardant la porte à moitié ouverte. Il ne manquerait plus qu’elle veuille s’inviter.
« Je peux le voir, s’il te plaît ? » Lentement, Lorcan s’approcha de l’entrée mais demeura caché derrière le mur. « Il ne répond pas à mes appels… »
« C’est peut-être parce qu’il n’a pas envie de te parler. » Le ton sec et sans appel qu’employa Georgia glaça le sang de la jeune Baxter qui, de toute évidence, ne s’attendait pas à recevoir un tel accueil.
« Je voulais seulement savoir s’il allait bien. A l’hôpital… » Mais la petite amie surprotectrice l’interrompit. « Oh mais il va bien, rassure-toi. »
« Je… » Mais les mots lui manquaient horriblement. Elle ne s’était pas préparée à un tel échange. Même de la part de Georgia, cela l’étonnait.
« Qu’est-ce que tu veux au juste ? »
« Comme je te l’ai dit… »
« Abrège, s’il te plaît. »
« Comme je te l’ai dit, » reprit-elle sans perdre contenance. « Je voulais m’assurer qu’il allait bien. Il a disparu sans laisser de traces, je m’inquiétais. »
« Comme c’est gentil de ta part. » Sourire crispé. « Lorcan m’a appelé à son réveil pour que je vienne le chercher, c’est aussi simple que ça. »
« Tu pourras lui dire que je suis passée prendre de ses nouvelles ? » Andy persistait à ne pas perdre la face devant cette personne tout sauf courtoise.
« Fatigué comme il est, je doute fort qu’il te rappellera. »
« S’il te plaît. » Insista-t-elle doucement.
« Je lui dirais que tu es passée. » Consentit Georgia en levant les yeux au ciel de manière exagérée.
« Merci. » Murmura la jeune mutante qui baissa aussitôt la tête alors que ses pas l’entraînaient à reculons vers l’ascenseur. La porte de l’appartement se referma par la suite d’un coup sec.
« Qui c’était ? » S’enquit Lorcan, qui venait tout juste d’apparaître dans le couloir.
« Une erreur de porte. » Mentit consciemment la jeune femme avant de l’attraper par le bras pour le ramener vers le salon.

La situation le désolait. Il s’en voulait cruellement d’avoir laissé Georgia s’adresser ainsi à Andy mais les récents événements le tourmentaient encore. Il ne se sentait hélas pas encore d’attaque pour rétablir les liens avec le monde extérieur. Andromache était son amie, par conséquent elle ne méritait pas de supporter sa mauvaise humeur passagère. Il n’était pas seul, il partageait le quotidien de Georgia, néanmoins cela ne l’empêchait pas d’éprouver une certaine forme de solitude qui, cette fois-ci, s’avérait être pesante. Si jusque là son isolement ne lui avait fait aucun tort, aujourd’hui il se sentait atrocement seul, loin de son environnement naturel, loin des siens, loin de tout ce qu’il connaissait et chérissait. L’espace d’une fraction de seconde, l’idée de retourner d’où il venait lui avait effleuré l’esprit, avant de s’envoler aussi rapidement qu’elle était survenue. Au lieu de céder à de nombreuses idées folles, Lorcan profita du moment de répit que lui offrit sa compagne humaine en allant se coucher la première pour envoyer un message rapide et concis à Andy. ‘Je vais bien.’ La phrase était certes courte et peu explicite mais sans doute suffirait-elle à rassurer un minimum la jeune femme et ainsi faire taire son inquiétude, justifiée avouons-le.

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Dernière édition par Lorcan Blumenfeld le Lun 30 Avr - 1:24, édité 7 fois
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Tamala Moriarty
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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Ven 6 Avr - 23:36

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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Sam 7 Avr - 0:11

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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Sam 7 Avr - 12:23

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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Dim 8 Avr - 18:48

Joli choix d'acteur. J'espère qu'il sera pas comme Locki à nous rammener plein d'extraterrestre pour coloniser la terre. Après c'est nous qui finiront en pancakes dans leur assiette. J'ai hâte de lire la fiche. 21
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Tamala Moriarty
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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Ven 13 Avr - 20:24

L'anecdote ! Shocked
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Lorcan Blumenfeld
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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Lun 30 Avr - 1:26

heart2 heart2 heart2 Avec un peu de retard Arrow

Je m'auto-valide, ça aura pris du temps, comme d'habitude

_________________

Please, remember my love, when you've forgotten your way.
I can't help what time has done and how long I've had to wait. Now I've found your hand in mine. Hope I didn't come too late. There's no feeling like your face in the morning light.
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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   Lun 30 Avr - 13:26

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MessageSujet: Re: LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.   

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LORCAN ∑ I see you, cause you won't get out of my way.
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